Pendant que Joe Biden et Emmanuel Macron versent dans la diplomatie, à grands coups d’appel téléphonique apaisant et de tapes virtuelles dans le dos (enfin on imagine, vu leur gestuelle lors de leur dernière rencontre en juin au sommet du G7 en Cornouailles anglaises), Boris Johnson fait du… Boris Johnson ou plus précisément du BoJo. Un micro lui est tendu et le voilà qui se lance dans des déclarations alambiquées, en franglais exécrable, histoire de faire rire la galerie. Enfin surtout sa galerie, celle du parti conservateur et de ses électeurs.
«Il est temps que les Français prennent un “grip” [se ressaisissent, ndlr] et me donnent un “break”», a-t-il fanfaronné mercredi devant les caméras à Washington, en référence à la fureur française après la dénonciation de l’accord de vente de sous-marins à l’Australie au profit des Américains assistés des Britanniques. L’idée est simple : donner l’impression que les Français agissent en enfants boudeurs et gâtés, qui trépignent parce qu’ils n’ont pas eu la même glace que leurs g




