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Reportage

«Ce funiculaire, il appartenait à la culture de notre ville» : à Lisbonne, l’émotion après la tragédie

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Le dernier bilan du déraillement du funiculaire de Glória, survenu mercredi 3 septembre, s’élève à 16 morts et une vingtaine de blessés. La catastrophe soulève des interrogations sur la sécurité et la maintenance des infrastructures.

Vue de la cabine ce jeudi 4 septembre à Lisbonne, au lendemain de l'accident. (Pedro Nunes/Reuters)
ParSamuel Ravier-Regnat
envoyé spécial à Lisbonne
Damien Dole
Publié le 04/09/2025 à 14h58, mis à jour le 04/09/2025 à 19h30

Au tournant de la rue qui grimpe vers le quartier de Bairro Alto depuis la place des Restaurateurs, dans le centre-ville de Lisbonne, il reste la carcasse d’un wagon jaune, encastrée dans la façade rose et blanc d’un bâtiment. Un amas de débris, protégé par un cordon de police. Les stigmates du drame. Mercredi 3 septembre, peu après 18 heures, une cabine du célèbre funiculaire de Glória s’est décrochée et a foncé dans le mur.

Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités, 16 personnes ont été tuées. Parmi les victimes figurent notamment le conducteur André Marques, un quadragénaire père de deux enfants, un ancien arbitre national de volleyball du nom de Pedro Trindade et un ressortissant allemand dont le fils âgé de 3 ans a été retrouvé vivant par les secours. L’identification de l’ensemble des corps est toujours en cours. Une vingtaine de personnes, dont une Française, ont également été blessées, certaines gravement.

«Un peu effrayé»

Un léger attroupement s’est formé ce jeudi, en bas de la rue, coincé entre les caméras de télévision, un camion de pompiers et la circulation de

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