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Collision de trains en Andalousie : un accident mortel survenu en pleine révolution ferrée espagnole

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Les causes du drame ayant entraîné la mort d’au moins 40 personnes à Adamuz dimanche 18 janvier ne sont toujours pas connues. Depuis deux décennies, Madrid a pourtant mis des dizaines de milliards d’euros sur la table pour rattraper son retard ferroviaire sur les autres pays européens.

L'un des trains accidentés à Adamuz (Andalousie), le 19 janvier 2026. (Manu Fernandez/AP)
Publié le 19/01/2026 à 19h36

Il est trop tôt, ce lundi 19 janvier, pour déterminer les causes exactes de l’accident ferroviaire survenu dimanche 18 janvier au soir à Adamuz, à une quarantaine de kilomètres de Cordoue. «Comment est-il possible que sur une ligne droite, sur un tronçon de voie rénové, avec un train quasiment neuf, un événement de cette nature puisse se produire», s’est quand même rapidement demandé Oscar Puente, le ministre des Transports espagnol. Car s’il faut d’emblée écarter une explication, c’est bien celle d’un délaissement du rail par le pouvoir fédéral ou les communautés autonomes. En effet, l’Espagne est l’un des pays de l’UE les plus offensifs sur la question ferroviaire, afin de rattraper un retard chronique sur les pays d’Europe de l’Ouest. Une stratégie qui paie, avec une explosion de la fréquentation et une année 2025 qui devrait être record.

La Renfe, l’opérateur national et historique du pays, a en effet vu le trafic passager augmenter de 6 %, avec plus de 37 millions de trajets sur la longue distance. Tous les corridors ferrés de la grande vitesse, qui quadrillent le pays ibérique, ont vu leur fréquen

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