Une panne géante d’électricité en pleine vague de froid après un incendie et un groupe d’extrême gauche dans le viseur. Samedi 3 janvier, plusieurs câbles à haute tension ont pris feu sur un pont, près d’une centrale électrique du sud-ouest de Berlin. 45 500 foyers ont été privés d’électricité. La police de la capitale allemande a fait savoir ce dimanche qu’elle soupçonne le groupe d’extrême gauche le «Vulkangruppe» (Groupe Volcan) d’être à l’origine du feu.
L’organisation en question a publié en ligne une revendication en ce sens. Il y affirme que la centrale du quartier de Lichterfelde a été «sabotée avec succès», tout en précisant que «c’est l’économie des combustibles fossiles qui était visée par cette action, et non les coupures de courant». Ce ne serait pas une première : le Groupe Volcan a déjà revendiqué un acte de sabotage dans une usine Tesla près de Berlin en mars 2024, où des lignes électriques alimentant le site avaient été incendiées.
Hôpitaux, cliniques et écoles touchés
Le maire de Berlin, Kai Wegner, membre de l’Union chrétienne-démocrate (centre droit), a déjà réagi sur X pour condamner cette action : «Des extrémistes de gauche présumés ont sciemment mis des vies en danger, en particulier celles de patients hospitalisés, ainsi que des personnes âgées, des enfants et des familles.»
Selon les autorités de la ville, la plupart des hôpitaux et cliniques touchés par la panne avaient été reconnectés dimanche, mais les écoles concernées devraient rester fermées pour l’instant.
La ministre de l’Economie du gouvernement régional de Berlin, Franziska Giffey, a précisé que le courant avait été rétabli dans environ 10 000 foyers. Il faudra en revanche attendre jeudi pour reconnecter l’ensemble des clients, d’après l’opérateur du réseau électrique de la ville. Les températures glaciales ralentissent les réparations des câbles.
L’Allemagne est en état d’alerte maximale face aux activités de sabotage visant ses infrastructures, y compris de la part d’acteurs étrangers tels que la Russie. En septembre, les autorités avaient aussi suspecté un acte criminel lorsqu’un incendie avait touché des pylônes électriques à Berlin en septembre – provoquant là aussi une importante coupure. Là encore, un groupe se disant antimilitariste avait revendiqué en ligne la responsabilité de l’incendie.




