Pourquoi Karl-Erivan Haub décide-t-il ce matin du 7 avril 2018 de partir seul sur les pistes de Zermatt, cette élégante station de ski suisse ? A 58 ans, le milliardaire allemand, patron du groupe de distribution Tengelmann, est un skieur expérimenté et surtout un homme averti qui n’emprunte pas des glaciers lacérés de crevasses sans se faire accompagner. Il sait pertinemment qu’en cas de chute, il est impossible d’appeler les secours.
Apparemment, Karl-Erivan Haub veut s’entraîner seul pour la Patrouille des glaciers, course légendaire organisée chaque année par l’armée suisse, l’une des épreuves de ski de randonnée les plus éprouvantes au monde. Peu après 9 heures, les caméras de surveillance le repèrent à la station supérieure du Petit Cervin, à 3 820 mètres d’altitude. C’est la dernière trace qu’on a de lui dans les Alpes suisses.
Les employés de l’hôtel de luxe The Omnia, où il avait pris ses quartiers, s’inquiètent de ne plus le voir revenir et alertent les secours. La course contre la montre s’engage pour une cinquantaine de secouristes accompagnés de chiens de montagne. Ils supposent une chute dans une crevasse, accident fréquent dans cette région des Alpes suisses, une mer de neige de plus de 260 km².
Les recherches sont abandonnées le 13 avril. L’épouse du disparu, Katrin Haub, fait savoir qu’il n’y a plus aucun espoir de le retrouver vivant dans les conditions climatiques extrêmes de cette région glaciaire.
Certificat de décès
Karl-Erivan Haub est l’un des patrons les plus riches d’Allem




