Le jeu du chat et de la souris se poursuit à la frontière entre la Pologne et le Bélarus où sont massés environ 3 000 migrants et demandeurs d’asile, essentiellement des Kurdes irakiens, transportés là par le régime dictatorial de Minsk. Après avoir multiplié les menaces plus ou moins fantaisistes contre l’Union, comme celles d’un conflit armé ou de l’interruption du transit du gaz russe, Alexandre Loukachenko a semblé lundi revenir à la raison en promettant de les renvoyer chez eux. «Je tiens à le souligner, nous ne voulons aucun conflit à notre frontière. Ce serait pour nous absolument dommageable», a-t-il affirmé. Des bonnes paroles qui n’ont pas empêché les vingt-sept ministres des Affaires étrangères de décider, ce lundi, du principe de nouvelles sanctions contre le régime bélarusse. Des sanctions auxquelles les Etats-Unis sont venus s’associer lundi soir, annonçant «préparer» un plan de leur côté, en réponse aux «attaques persistantes [de Loukachenko] contre la démocratie, les droits humains et les normes internationales.»
Diplomatie
Crise des migrants entre le Bélarus et la Pologne : sous pression de l’UE, Loukachenko rebrousse chemin
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Le président bélarusse a mis de l’eau dans son vin et propose maintenant de «ramener les migrants à la maison»… Une inflexion surtout due à l’action européenne pour tarir les arrivés à Minsk depuis les pays moyen-orientaux, notamment la Turquie.
Le président bélarusse Alexandre Loukachenko à Moscou le 9 septembre. (Shamil Zhumatov /AFP)
Publié le 15/11/2021 à 20h21
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