Depuis qu’il a pris la tête du gouvernement slovaque en octobre, le populiste Robert Fico fait peur à presque toute l’Europe. Ses discours électoraux sur la fin de l’aide militaire à l’Ukraine et la levée des sanctions contre la Russie ont donné des sueurs froides aux diplomates, mais sur ce champ de bataille géopolitique, Fico fait finalement plus de bruit que de mal. Son ministre des Affaires étrangères a certes récemment serré la main de Sergueï Lavrov, son homologue russe, mais Bratislava n’empêche pas ses entreprises d’armement d’exporter vers l’Ukraine et, au Conseil européen, la Slovaquie s’est pour le moment toujours ralliée à l’opinion dominante, sans soutenir la Hongrie de Viktor Orbán.
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Croisade anti-médias, justice dans le viseur : la Slovaquie menacée à son tour par des attaques contre l’Etat de droit
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Depuis son arrivée au pouvoir en octobre, le gouvernement de Robert Fico veut réformer le code pénal pour réduire les peines pour corruption. En parallèle, les journalistes sont confrontés à un climat de haine. La présidentielle qui approche pourrait voir tomber l’un des derniers contre-pouvoirs.
Le Premier ministre slovaque, Robert Fico, le 27 février à Prague. (David W Cerny/Reuters)
Publié le 11/03/2024 à 8h09
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