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Analyse

Pour obtenir le Groenland, Donald Trump menace les pays européens de droits de douane supplémentaires et teste la solidarité des Vingt-Sept

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Le président américain a annoncé ce samedi 17 janvier vouloir imposer des droits de douane punitifs à huit pays européens, dont la France, qui veulent l’empêcher de violer la souveraineté danoise. Après une première capitulation en juillet, l’Union devra cette fois prouver sa capacité à défendre son territoire.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, à Bruxelles, le 14 janvier 2026. (Nicolas Tucat/AFP)
ParJean Quatremer
Correspondant européen
Publié le 17/01/2026 à 22h07

«On ne pensait pas qu’on vivrait la troisième guerre mondiale. Et sur deux fronts, l’un à l’est avec la Russie, l’autre à l’ouest, avec les Etats-Unis, notre allié de toujours», parvient encore à ironiser un diplomate européen, sidéré par la violence de Donald Trump. De fait, le président américain a fait monter de plusieurs crans la tension avec les Européens en confirmant sa volonté d’obtenir le Groenland quoi qu’il en coûte. Ce samedi 17 janvier, dans un long message confus sur son réseau Truth social, il a annoncé qu’il allait appliquer des droits de douane de 10 % supplémentaires à l’Allemagne, au Danemark, à la Finlande, à la France, à la Norvège, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et à la Suède, huit pays qui menaceraient, selon lui, «la sûreté, la sécurité et la survie de notre planète», pas moins, en envoyant des troupes au Groenland à «des fins inconnues». La punition passera à 25 % au 1er juin et s’appliquera «jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour l’achat complet et total du Groenland», menace le milliardaire américain. «Il faut le prendre très au sérieux, prévient le diplomate cité. Ses lubies ont tendance à se concrétiser.»

Ces droits de douane s’ajouteront aux 15 % minimums sur leurs importations que

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