C’est une annonce au goût de victoire pour les nationaux-conservateurs du parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir à Varsovie. Ce jeudi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s’est rendue spécialement dans la capitale pour formaliser l’acceptation du plan de relance polonais. La veille, l’exécutif de l’UE avait annoncé son feu vert. Il ne reste qu’au Conseil européen à donner son aval.
Voilà plus d’un an que le gouvernement polonais attendait que soit approuvé le plan de relance, riche de 23,9 milliards d’euros de subventions et 11,5 milliards de prêts bon marché. Un délai qui n’est pas sans lien avec les relations houleuses qu’entretiennent Varsovie et Bruxelles. Depuis l’arrivée au pouvoir du PiS, en 2015, la Pologne s’est enfoncée dans une «refonte» de la justice qui n’a eu de cesse de mettre à mal l’indépendance des tribunaux et d’affaiblir l’Etat de droit. Mise au pas du Tribunal constitutionnel, nominations politiques de juges, alliage de la fonction de procureur général à celle de ministre de la Justice… A cette liste s’ajoute le mépris répété des autorités à l’égard des arrêts de la Cour de Justice de l’UE (CJUE) et la contestation de la p




