Moscou continue de se taire. Ni la capture spectaculaire de Nicolás Maduro, le 3 janvier, ni les manifestations massives écrasées dans le sang en Iran depuis le 28 décembre n’ont provoqué de réaction côté russe, alors que la Russie est alliée aussi bien de Caracas que de Téhéran.
Mais Vladimir Poutine, «obnubilé seulement par la guerre en Ukraine», aussi agacé qu’il puisse être par un Donald Trump qui n’en fait qu’à sa tête, ne prendra pas le risque d’une confrontation ouverte avec Washington, assure la directrice du Centre Russie-Eurasie à l’Institut français des relations internationales, Tatiana Kastouéva-Jean.
Alliée de Téhéran et de Caracas, pris dans la tourmente, la Russie est restée très discrète ces dernières semaines…
Le silence de Moscou est effectivement assez assourdissant. La dernière déclaration publique de Vladimir Poutine, c’était à l’église, pour le Noël orthodoxe le 7 janvier, et il a parlé de «guerre sainte». Preuve, s’il en fallait, qu’il n’y a que la guerre en Ukraine qui compte pour lui.
Ensuite, il faut quand même rappeler que les Russes parlent très rarement de leurs alliances. Il y a un adage qui dit que la Russie n’a que deux alliés, sa flotte et son armée. Le sens et le fond de la mentalité, c’est : nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et n’avons pas envie de nous




