«Naufrage de Pylos : les photos des neuf passeurs – l’un d’eux a déjà avoué.» Le 15 juin 2023, deux jours à peine après l’un des pires naufrages en mer Méditerranée, le tabloïd grec Proto Thema désignait les coupables sur sa une. Seules 104 personnes ont survécu sur les 750 passagers du bateau Adriana qui avait quitté la Libye en direction de l’Italie. Les neuf «passeurs» ont été placés en détention provisoire sur la base des témoignages d’autres passagers. Selon eux, les accusés auraient fait partie de l’équipage. Eux nient. Depuis, une enquête sur le rôle de Frontex, l’agence chargée de garder les frontières, est en cours menée par les autorités grecques, mais aussi dans l’Union européenne. Son rôle et ses politiques interrogent alors que le Parlement européen s’apprête à voter <
Enquête
Des îles grecques aux Canaries, comment la politique répressive européenne punit les migrants davantage que les passeurs
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Alors que l’UE a fait de la lutte contre les «passeurs» une des priorités de sa politique migratoire, ce sont souvent les «capitaines» de bateaux qui sont arrêtés et condamnés. Loin d’être des organisateurs du trafic, ces derniers sont en général des passagers comme les autres.
A Kalamata, en Grèce, des survivants du naufrage d'un bateau transportant des centaines de passagers qui tentaient de rejoindre l'Europe sont temporairement hébergés dans le port, le 15 juin 2023. (Byron Smith /AFP)
Publié le 08/04/2024 à 9h07
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