Menu
Libération
Tensions

«Des options militaires sont prévues» : Londres met en garde Moscou après avoir détecté un navire militaire au large de l’Ecosse

Le «Yantar» opère à la limite des eaux britanniques pour la deuxième fois cette année. Le ministre de la Défense John Healey l’accuse de vouloir «compromettre» les infrastructures sous-marines du Royaume-Uni et de ses alliés.

Le ministre britannique de la Défense, John Healey, dans la salle de presse de Downing Street, à Londres, ce mercredi. (Stefan Rousseau/AFP)
Publié le 19/11/2025 à 12h55

Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a mis en garde ce mercredi 19 novembre le président russe, Vladimir Poutine, après la détection du navire militaire Yantar à la limite des eaux britanniques, au nord de l’Ecosse – pour la deuxième fois cette année. «Mon message à la Russie et à Poutine est celui-ci : on vous voit. On sait ce que vous faites. Et si le Yantar se dirige vers le sud cette semaine, nous sommes prêts», a-t-il déclaré.

Le ministre de la Défense a précisé que ce navire espion russe cartographiait des câbles sous-marins et avait, pour la première fois, dirigé des lasers vers des pilotes d’avions de la Royal Air Force (RAF) afin de les aveugler, ce qu’il a qualifié de «très dangereux».

«Sabotage»

Le Guardian précise que le gouvernement britannique prend la situation très au sérieux : le ministre de la Défense affirme avoir modifié les modalités d’engagement afin que le Royaume-Uni puisse surveiller de plus près l’appareil lorsqu’il se trouve dans les eaux britanniques. Il précise qu’il ne donnera pas de détails, mais que le gouvernement dispose d’«options militaires» si le navire devenait une menace.

«Il fait partie d’une flotte russe conçue pour mettre en danger et compromettre nos infrastructures sous-marines et celles de nos alliés», a-t-il poursuivi. Il s’agit «d’un programme russe […] visant à développer des capacités permettant d’assurer la surveillance en temps de paix et le sabotage en temps de conflit», a-t-il ajouté. Le 22 janvier, John Healey avait déjà mis en garde Vladimir Poutine après la détection de ce «navire espion russe» dans la Manche puis la mer du Nord par la Royal Navy, qui avait déployé des navires pour le surveiller.

Plus d’informations à venir…

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique