Le quartier de Sante Croce a disparu dans le vide. Aucune victime n’est à déplorer malgré la violence du glissement de terrain qui a amputé la ville italienne de Niscemi d’un de ses quartiers historiques. Plus d’un millier d’habitants cette petite ville sicilienne ont ainsi été évacués après l’effondrement dimanche 25 janvier d’un tronçon de falaise de quatre kilomètres de long.
La catastrophe est survenue après une violente tempête, laissant des maisons perchées dangereusement au bord du précipice. La protection civile italienne a indiqué que tous les habitants dans un rayon de quatre kilomètres autour du glissement de terrain avaient été évacués.
Niscemi, situazione drammatica per una frana di proporzioni enormi. Collassano porzioni di case, le immagini dal drone pic.twitter.com/J7JziJ1nMe
— Local Team (@localteamit) January 26, 2026
«La situation est critique», a déclaré à la presse locale Massimiliano Conti, le maire de Niscemi, commune de plus de 27 000 habitants située à une trentaine de kilomètres de la mer. Et d’ajouter : «La situation continue de s’aggraver car de nouveaux glissements de terrain se sont produits», conséquence des pluies abondantes ayant frappé la région ces derniers jours, une zone géographique pourtant historiquement touchée par la sécheresse.
A lire aussi
Des images filmées ce lundi par l’agence vidéo «Local Team» montrent un étroit pan de falaise vertical s’effondrer, entraînant en partie un bâtiment qui avait déjà été détruit. Le glissement de terrain a recouvert en contrebas une route menant à la ville.
Sur les vidéos partagées sur les réseaux sociaux, on peut voir une voiture à demi dans le vide, ses deux roues suspendues au-dessus du ravin. D’autres images montrent des pans de falaise qui continuent de se décrocher et des morceaux d’asphalte chutant dans le vide.
Au moins 1,5 milliard d’euros de dégâts liés aux intempéries
Le maire de Niscemi a fait savoir que les autorités locales travaillaient avec la police, les pompiers et la protection civile afin d’évaluer les prochaines étapes, notamment la réouverture des écoles. Tous les cours ont été suspendus pour la journée de lundi.
A lire aussi
Ce phénomène s’explique par une série d’intempéries provoquées par la tempête Harry qui a touché le sud de la péninsule italienne. La dépression a été particulièrement violente au niveau des zones côtières du sud de la Sicile.
De quoi forcer le gouvernement italien a déclarer l’état d’urgence en Sicile, en Sardaigne et en Calabre. Au cours d’une réunion ministérielle, le gouvernement a décidé d’allouer 100 millions d’euros aux «premières interventions d’urgence», a ainsi fait savoir sur les réseaux sociaux la Première ministre Giorgia Meloni. Le président de la région de Caltanissetta, Renato Schifani, a estimé de son côté le coût des dégâts directs et indirects de ces intempéries à plus de 1,5 milliard d’euros.
Mise à jour à 19 heures 20 avec davantage d’informations.




