La bascule pourrait être vertigineuse et l’effet miroir douloureux pour la France. Ce jeudi 4 juillet, 46,5 millions d’électeurs sont appelés aux urnes et pourraient offrir au Labour son succès le plus spectaculaire depuis 1945. Le Parti travailliste pourrait en effet remporter encore plus de sièges que lors de la victoire, déjà impressionnante, du New Labour de Tony Blair en 1997, selon les sondages. Et le Parti conservateur, subir une défaite historique qui pourrait menacer l’existence même du plus ancien parti politique du Royaume-Uni, fondé en 1834.
Le ballet est immuable, gravé dans la pompe et les traditions si chères aux Britanniques. Vendredi 5 juillet, la limousine du Premier ministre sortant Rishi Sunak franchira le kilomètre et demi qui sépare le 10, Downing Street de Buckingham Palace, où il remettra sa démission au roi Charles III. Puis la voiture du dirigeant du Labour Keir Starmer entrera dans la cour du palais. Il se verra alors confier par le souverain la tâche de former un nouveau gouvernement. Une page compliquée de l’histoire britannique sera tournée. Celle de quatorze années qui ont vu le Royaume-Uni perdre son influence à l’international, notamment depuis la




