Une tête de liste qui minimise les crimes des Waffen-SS, son numéro 2 qu’on soupçonne d’être corrompu par les Chinois et les Russes, des millions d’Allemands qui descendent dans les rues contre l’extrême droite… Rien n’a dissuadé les électeurs de l’AfD (Alternative für Deutschland). Au contraire, ils sont toujours plus nombreux en Allemagne et ils risquent d’alourdir encore plus l’atmosphère de panique qui s’est emparée des partis traditionnels alors que les élections fédérales de 2025 approchent. Malgré toutes les affaires et les plans de déportations «d’Allemands indésirables», révélés fin 2023 par le site d’information Correctiv, le parti d’un «Dexit» (sortie de l’Allemagne de l’UE), est le grand vainqueur des élections européennes en Allemagne.
Avec une progression de plus de 5 points à plus de 16 %, l’AfD réalise son meilleur score historique depuis sa création, en 2013, par une poignée de professeurs eurosceptiques. Son électorat n’a pas été effrayé par les révélations sur les projets racistes et nationalistes d’un parti dont les leaders relativisent la responsabilité de




