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Vu de Sofia

En Bulgarie, la jeunesse fait tomber le gouvernement : «Nous n’avons pas le choix»

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Le Premier ministre bulgare a annoncé jeudi 11 décembre la démission de son gouvernement, quelques semaines seulement avant l’entrée du pays dans la zone euro et une vague de protestations d’une ampleur inédite.

Lors de la manifestation monstre à Sofia en Bulgarie, le mercredi 10 décembre 2025. (Valentina Petrova/AP)
Par
Hugo Dos Santos
Correspondance à Sofia (Bulgarie)
Publié le 12/12/2025 à 11h22

L’annonce a pris de court les partis d’opposition, qui ne s’attendaient pas à voir leurs vœux exaucés avant le vote de défiance au Parlement bulgare. Après une nouvelle soirée de mobilisation massive, qui a rassemblé près de 150 000 manifestants à Sofia et des dizaines de milliers d’autres dans tout le pays mercredi 10 décembre, le Premier ministre, Rossen Jeliazkov, a déclaré, dès 14 heures le lendemain, avoir entendu «la voix des citoyens […] jeunes et moins jeunes, de différentes ethnies et religions, qui ont demandé la démission du gouvernement».

Le mouvement de contestation a commencé fin novembre 2025 autour du projet de budget 2026, impopulaire car jugé injuste par une large partie de la population : la proposition comprenait des hausses d’impôts, des augmentations des cotisations sociales et des choix budgétaires perçus comme favorisant des groupes d’intérêt proches du pouvoir, notamment de certains oligarques comme Delyan Peevski, député du DPS-NN et magnat des médias, dont l’influence supposée sur les décisions gouvernementales a suscité l’indignation générale.

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