En résumé :
- La Russie a accusé lundi l’Ukraine d’avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur une résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod. Volodymyr Zelensky a aussitôt qualifié cette accusation de «mensonge» destiné à préparer de nouvelles attaques contre Kyiv et à «saper» les efforts diplomatiques entre l’Ukraine et les Etats-Unis.
- Les autorités ukrainiennes soulignent ce mardi que «la Russie n’a toujours pas fourni de preuves plausibles à ses accusations». Ce qui n’empêche pas le Kremlin d’annoncer que la position russe dans les pourparlers de paix va se «durcir».
- Après une discussion avec Vladimir Poutine, Donald Trump a critiqué lundi soir l’attaque ukrainienne présumée, se disant «très en colère», au lendemain de sa réception de Zelensky en Floride.
- Sur le plan diplomatique, des dirigeants européens s’entretiendront ce mardi, selon la Pologne. Une réunion de la «coalition des volontaires» est prévue début janvier à Paris, a annoncé lundi Emmanuel Macron.
Volodymyr Zelensky appelle ses alliés à «vérifier» les allégations de Moscou
La Russie ment et les alliés de Kyiv peuvent le vérifier : telle est la position de Volodymyr Zelensky au sujet des accusations formulées par Moscou sur une attaque de drones ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine. «Notre équipe de négociateurs a pris contact avec l’équipe américaine, ils ont examiné les détails et nous avons su que c’est faux. Et, bien sûr, nos partenaires peuvent toujours vérifier grâce à leurs capacités techniques que c’était faux», a déclaré le président ukrainien lors d’une conférence de presse en ligne, ce mardi.
Attaque contre la résidence de Poutine : la France rejette la version russe
Interrogée par France Info, la présidence française expose ses doutes sur les accusations russes concernant une attaque de drones ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine dans la nuit de dimanche à lundi. «Il n’existe aucune preuve solide» pour étayer ces allégations, commente l’entourage d’Emmanuel Macron sur le site du média public. «Les autorités russes […] disent tout et son contraire sur ce qui s’est réellement produit, notamment sur le nombre de vecteurs et les régions visées. Quand on émet des accusations graves comme celles-ci, les faits et leur vérification ont une importance majeure», poursuit la même source. Dans des propos rapportés par l’AFP, l’entourage du président de la République affirme aussi que les frappes russes en territoire ukrainien constituent «un acte de défi contre l’agenda de paix» du président américain, Donald Trump.
Rendez-vous le 6 janvier en France pour les alliés de Kyiv
Volodymyr Zelensky a annoncé ce mardi qu’une réunion avec les dirigeants des pays alliés de Kyiv était prévue la semaine prochaine en France, dans le cadre des pourparlers sur la fin de la guerre. Cette rencontre, planifiée «pour le 6 janvier», devrait être précédée d’une autre en Ukraine au niveau des conseillers à la sécurité, selon le dirigeant ukrainien. «Nous la prévoyons pour le 3 janvier», a déclaré Volodymyr Zelensky.
Un navire civil endommagé par une attaque russe dans la région d'Odessa
La Russie a attaqué ce mardi des infrastructures dans la région d’Odessa, endommageant un navire civil et des installations dans les ports de Pivdennyi et Chornomorsk, sur la mer Noire, selon des déclarations du vice-Premier ministre ukrainien, Oleksii Kuleba. Ce dernier a indiqué que les frappes avaient touché un navire civil battant pavillon panaméen, chargé de céréales et de réservoirs de stockage de pétrole. Une personne aurait également été blessée.
Les forces ukrainiennes à l'entraînement
Après des frappes russes, Kyiv ordonne l'évacuation de plusieurs localités du nord du pays
Les autorités de la région de Tcherniguiv, dans le nord de l’Ukraine, ont ordonné ce mardi l’évacuation de quatorze villages proches de la frontière avec le Bélarus, en raison des bombardements russes quotidiens. «Le Conseil de défense a décidé d’évacuer quatorze villages frontaliers, où vivent encore 300 personnes», a déclaré le chef de l’administration militaire régionale, Viatcheslav Tchaous.
La Russie annonce «durcir» sa position dans les pourparlers de paix
Le Kremlin a déclaré ce mardi ne pas avoir de preuves à apporter après avoir accusé Kyiv d’avoir attaqué une résidence du président russe Vladimir Poutine, affirmant que tous les drones avaient été détruits par la défense aérienne et renvoyant vers le ministère de la Défense sur la présence d’éventuels débris. Néanmoins, «les conséquences se traduiront par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie», a lancé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son point presse quotidien.
De nouvelles discussions de dirigeants européens sur l'Ukraine
Des dirigeants européens doivent s’entretenir ce mardi de la situation en Ukraine, a annoncé le porte-parole du gouvernement polonais. «A 11 heures, le Premier ministre Donald Tusk participera à une nouvelle discussion des dirigeants européens au sujet de l’Ukraine», a écrit sur X Adam Szlapka, sans autres précisions. Cet entretien devrait s’inscrire dans la suite des intenses tractations diplomatiques en cours depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kiev se sont entretenus lundi par téléphone avec l’envoyé américain Steve Witkoff, dans la foulée de l’entretien entre le président ukrainien et son homologue américain Donald Trump, et des échanges avec des dirigeants européens qui l’ont suivi.
L'Ukraine nie à nouveau avoir ciblé une résidence de Poutine et fait remarquer que la Russie n'a pas fourni de preuves
«Près d’une journée s’est écoulée et la Russie n’a toujours pas fourni de preuves plausibles à l’appui de ses accusations selon lesquelles l’Ukraine aurait attaqué la résidence de Poutine» dans la région de Novgorod, a souligné ce mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiga. Il a également assuré qu’«aucune attaque de ce type n’a eu lieu».



