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Guerre en Ukraine : «les négociations doivent s’accompagner de pression sur la Russie» martèle Volodymyr Zelensky

Au lendemain d’une entrevue à Moscou entre Vladimir Poutine et l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, des négociateurs ukrainiens se sont rendus à Bruxelles ce mercredi 3 décembre pour discuter du plan de paix américain.

Volodymyr Zelensky à Ankara le 19 novembre 2025. (Ozan Kose/AFP)
Publié le 03/12/2025 à 7h32, mis à jour le 03/12/2025 à 21h59

En résumé :

  • Le président russe Vladimir Poutine et l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, se sont longuement entretenus mardi soir à Moscou au sujet du plan américain visant à mettre fin à la guerre en Ukraine. La rencontre n’a débouché sur aucune percée.
  • Le négociateur de Kyiv, Roustem Oumerov, devait rencontrer les Européens ce mercredi à Bruxelles puis commencera «les préparatifs d’une réunion avec les émissaires du président Trump aux Etats-Unis», a annoncé le dirigeant Volodymyr Zelensky, sans plus de détails.
  • Juste avant son entretien avec Witkoff, le maître du Kremlin a lancé de lourdes menaces : «Nous n’avons pas l’intention de faire la guerre à l’Europe, mais si l’Europe le souhaite et commence, nous sommes prêts dès maintenant», a lancé Vladimir Poutine. Il a aussi accusé les Européens de vouloir «empêcher» les efforts de paix américains.
  • Sur le terrain, l’Ukraine a fermement démenti mardi la prise de la ville stratégique de Pokrovsk, annoncée la veille par la Russie, et a dénoncé «une manipulation» de la part du Kremlin.
Le 03/12 à 21H59

Sanctions, récession, déficit : touchée au baril, l’économie russe vacille

Loin devant le gaz, les métaux ou les exportations agricoles, le pétrole, première source de devises pour Moscou, est un pilier du financement de sa guerre en Ukraine. Mais face au durcissement des mesures de Washington contre les compagnies pétrolières du pays, les revenus de la Russie commencent à s’éroder. Mais des circuits de contournement des sanctions, notamment vers l’Asie, restent actifs. Notre analyse à lire ici.

Le 03/12 à 21H42

«Les négociations doivent s’accompagner de pression sur la Russie», selon Volodymyr Zelensky

Le président ukrainien a lui aussi appelé à maintenir la pression sur Moscou. La communauté internationale «sent qu’il y a une chance de mettre fin à la guerre, mais les négociations doivent s’accompagner de pression sur la Russie», a martelé Volodymyr Zelensky dans un message vidéo mercredi soir. Le négociateur ukrainien, Roustem Oumerov, qui était mercredi à Bruxelles, doit ensuite entamer «les préparatifs» d’une réunion aux Etats-Unis avec les émissaires de Donald Trump, selon Kyiv.

Le 03/12 à 21H04

Une «réunion approfondie et productive» avec Poutine, selon la Maison Blanche

Les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont informé le président Donald Trump et les responsables ukrainiens après une «réunion approfondie et productive» avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou mardi, a déclaré ce mercredi soir un responsable de la Maison Blanche.

Le 03/12 à 18H21

Face à la menace russe, l'Allemagne active un bouclier antimissile Arrow, une première hors Israël

L’armée de l’air allemande a mis en service ce mercredi la première partie du bouclier antimissile longue portée Arrow, déployé pour la première fois hors d’Israël et censé renforcer la défense antiaérienne européenne face à la menace russe. L’Allemagne pourra désormais se défendre «contre les missiles balistiques à longue portée à plus de 100 kilomètres d’altitude», a souligné Holger Neumann, l’inspecteur de la Luftwaffe, lors d’une cérémonie sur la base aérienne de Holzdorf, au sud de Berlin et dans l’est du pays. Ce radôme (une enceinte protectrice, souvent en forme de dôme, qui abrite une antenne radar) est le premier site opérationnel pour un projet qui coûtera à terme 3,8 milliards d’euros au pays, a précisé lors d’un point presse séparé le colonel Mitko Müller, porte-parole du ministère de la Défense. Berlin vise le déploiement complet de son système en 2028 avec «la finalisation du dernier site», a-t-il affirmé sans préciser les emplacements des autres sites.

Le 03/12 à 16H24

Malgré la crise politique, le Parlement ukrainien approuve son budget 2026, axé sur la défense

Le Parlement ukrainien a prévu ce mercredi, via son budget 2026, d’allouer près d’un tiers du produit intérieur brut du pays à la défense. Le vote du budget était perçu par les analystes politiques comme un test pour le Parlement, au moment où l’Ukraine est secouée par une crise politique à cause d’un scandale de corruption dans le secteur de l’énergie. Le Parlement doit être capable de maintenir l’unité et d’adopter des décisions clés pendant une phase critique de la guerre. «C’est un signal important qui témoigne de la résilience de l’Ukraine et garantit un financement stable pour les besoins de l’année prochaine, a salué le président Zelensky. Les priorités sont claires : assurer notre défense, nos programmes sociaux et notre capacité à reconstruire nos vies après les attaques de la Russie.»

Le 03/12 à 16H18

«La pire des options» : l'UE présente son plan pour financer l'Ukraine, la Belgique réticente

La Commission européenne a présenté ce mercredi un plan pour financer l’Ukraine sur deux ans, mais l’une des options retenues, un recours aux avoirs russes gelés en Europe, se heurte toujours à l’hostilité de la Belgique. L’essentiel de ces avoirs de la Banque centrale russe, immobilisés en raison de sanctions décidées contre la Russie après son invasion de l’Ukraine, se trouve en Belgique. Et ce pays n’en démord pas, il se refuse à payer seul les pots cassés en cas de problème. La proposition de la Commission européenne «ne répond pas aux inquiétudes» de la Belgique et reste «la pire des options», a fustigé ce mercredi le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot. La Commission a proposé deux options visant à couvrir une partie des besoins de financement de l’Ukraine pour 2026 et 2027, estimés à 137 milliards d’euros : un emprunt européen ou une utilisation des avoirs gelés russes en Europe.

Le 03/12 à 16H08

Les deux tiers des Etats membres de l'Otan se sont engagés à fournir des armes à l'Ukraine

C’est dans le cadre de la liste dite «Prioritised Ukraine Requirements List» (PURL, pour liste des besoins prioritaires de l’Ukraine) que deux tiers des pays membres de l’Otan se sont engagés à fournir des armes à Kyiv. Jusqu’à présent, le programme Purl a reçu des engagements à hauteur de 4 milliards de dollars, a déclaré ce mercredi à Bruxelles le secrétaire général de l’alliance, Mark Rutte. «Nous avons appris que l’Australie et la Nouvelle-Zélande contribueront également […], devenant ainsi les premiers partenaires de l’Otan à le faire. Cela signifie que les alliés et les partenaires se sont déjà engagés à verser plus de 4 milliards de dollars», s’est-il félicité.

Le 03/12 à 15H58

L'émissaire spécial de Trump a eu des contacts avec la délégation ukrainienne après les pourparlers à Moscou, selon Kyiv

L’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, a eu des contacts avec la délégation ukrainienne après son long entretien mardi à Moscou avec Vladimir Poutine, a affirmé ce mercredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha. «Les représentants de la délégation américaine ont indiqué que, selon eux, les discussions à Moscou avaient abouti à un résultat positif… Et ils ont invité la délégation ukrainienne à poursuivre les discussions aux Etats-Unis dans un avenir proche», a-t-il ajouté.

Le 03/12 à 15H52

La Hongrie soutient le plan de paix de Trump et dénonce une Europe en proie au «fanatisme guerrier»

C’est niet. La Hongrie n’enverra ni armes ni argent à l’Ukraine et soutient pleinement les efforts de paix de Donald Trump, a déclaré ce mercredi le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Otan à Bruxelles. Passablement remonté, il a dénoncé «un fanatisme guerrier brutal [qui] s’est emparé des membres européens de l’Otan. Cela les aveugle et les rend incapables de prendre des décisions rationnelles». Il a également accusé les principaux membres européens de l’Otan de saper les efforts de paix de Trump.

Le 03/12 à 15H23

L'Ukraine affirme avoir frappé deux dépôts de pétrole russes

Le 03/12 à 15H16

Malgré un retard temporaire, l’Italie va adopter un décret permettant au gouvernement de continuer à soutenir l’Ukraine

L’Italie va adopter un décret permettant au gouvernement de continuer à soutenir l’Ukraine dans sa guerre défensive contre la Russie, malgré un retard temporaire, a déclaré ce mercredi la Première ministre, Giorgia Meloni. Le décret sur l’aide à l’Ukraine était à l’ordre du jour d’une réunion prévue ce mercredi pour préparer le Conseil des ministres du lendemain, mais il a été retiré car l’ordre du jour était déjà trop chargé, selon des sources gouvernementales. «Nous aiderons l’Ukraine à se défendre contre l’agresseur», a déclaré Meloni aux journalistes lors d’un voyage à Bahreïn, ajoutant qu’il était encore temps d’approuver le nouveau décret, l’actuel expirant le 31 décembre.

Le 03/12 à 15H07

Rencontre entre Ankara et le secrétaire général de l'Otan pour discuter sécurité en mer Noire

Réunis en marge d’un sommet des ministres des Affaires étrangères de l’Otan à Bruxelles, les chefs des diplomaties turque, roumaine et bulgare «ont souligné la nécessité de préserver la liberté de navigation en mer Noire et de respecter le droit international», selon cette source au sein du ministère turc des Affaires étrangères. Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, ont discuté ce mercredi de la sécurité en mer Noire, Ankara se disant inquiet face aux attaques contre des pétroliers liés à la Russie, dont certaines ont été revendiquées par l’Ukraine. La Turquie, membre de l’Otan qui a maintenu des relations cordiales avec Moscou et Kyiv, a condamné ces offensives au large de ses côtes qui ont entraîné une hausse des tarifs d’assurance maritime en mer Noire et incité une entreprise turque, Besiktas Shipping, à suspendre ses activités liées à la Russie. L’Ukraine, qui cible les exportations pétrolières de la Russie tandis que Moscou bombarde son réseau électrique, a revendiqué la semaine dernière une attaque par drones maritimes contre deux pétroliers vides se dirigeant vers un port russe.

Le 03/12 à 14H44

Le Kremlin affirme que les récents «succès de l'armée russe» ont influencé les pourparlers

Les succès rencontrés par l’armée russe ces dernières semaines sur le front «ont influencé» les pourparlers sur l’Ukraine, a affirmé ce mercredi le Kremlin, au lendemain de la rencontre à Moscou entre Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff. «Les succès des dernières semaines de l’armée russe sur le champ de bataille ont influencé le déroulement et le caractère des négociations», a déclaré à des journalistes le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov.

Le 03/12 à 14H40

La «question clé» de la participation de l'Ukraine à l'Otan a été discutée avec l'émissaire américain, dit le Kremlin

Le Kremlin a indiqué ce mercredi que «la question clé» d’une participation de Kyiv à l’Otan avait été évoquée la veille, lors des discussions à Moscou entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff. «C’est l’une des questions clés et elle a été discutée», a affirmé à la presse le conseiller diplomatique de la présidence russe, Iouri Ouchakov, sans fournir davantage de détails. La Russie rejette catégoriquement une adhésion de l’Ukraine à l’Otan, qu’elle considère comme une menace à sa sécurité, tandis que Kyiv demande à rejoindre l’Alliance en estimant que cette mesure serait sa principale garantie pour dissuader le Kremlin de l’attaquer à nouveau.

Le 03/12 à 14H37

Pour le président de la Finlande, une «paix juste» en Ukraine est peu probable

Si les pays européens œuvrent actuellement pour préserver l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, selon le président de la Finlande, Alexander Stubb, «en réalité, la paix peut soit être bonne, soit mauvaise, soit une forme de compromis». Dans un entretien à la chaîne de télévision finlandaise MTV3, le chef d’Etat a prévenu ce mercredi : «La réalité, c’est que nous, les Finlandais, devons aussi nous préparer pour le moment où la paix sera rétablie, et que toutes les conditions d’une paix juste dont nous avons tant parlé au cours des quatre dernières années ont peu de chances d’être réunies.»

Le 03/12 à 14H25

Berlin juge que Moscou n'est pas en «mode négociation» pour mettre fin à la guerre

L’Allemagne a estimé ce mercredi que la Russie ne cherchait pas une fin négociée de la guerre en Ukraine, au lendemain d’une rencontre infructueuse entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain, Steve Witkoff. «Nous saluons toutes les discussions visant à mettre fin à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine. Nous ne voyons simplement pas, pour l’instant, un basculement de la Russie en mode négociation», a commenté le ministère allemand des Affaires étrangères sur X. La Russie reste sur des positions maximalistes, réclamant en particulier que l’Ukraine lui cède non seulement des territoires occupés, mais aussi des terres que l’armée russe ne contrôle pas.

Le 03/12 à 14H17

La Commission européenne présente son plan pour financer l’Ukraine et la mettre en «position de force»

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce mercredi à Bruxelles le plan de l’UE pour financer l’Ukraine sur deux ans et la «mettre en position de force» dans les négociations avec la Russie. Cette proposition prévoit deux options visant à couvrir les deux tiers des besoins de financement de l’Ukraine pour 2026 et 2027 : un emprunt ou une utilisation des avoirs gelés russes en Europe, dont l’essentiel se trouve en Belgique. La décision de recourir à un emprunt européen, qui nécessite l’unanimité des Etats membres, se heurte aux réticences de certains d’entre eux et à l’opposition radicale de la Hongrie. La Commission n’a pas caché qu’elle privilégiait dans ces conditions le recours aux avoirs russes gelés, mais doit encore convaincre la Belgique.

Le 03/12 à 13H53

Pour l'Allemagne, la Russie n'est pas en «mode négociation» pour mettre fin à la guerre

La diplomatie allemande estime que la Russie ne cherche pas une fin négociée de la guerre en Ukraine, au lendemain d’une rencontre entre le président Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff. «Nous saluons toutes les discussions visant à mettre fin à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine. Nous ne voyons simplement pas, pour l’instant, un basculement de la Russie en mode négociation», a déclaré le ministère allemand des Affaires étrangères sur X.

Le 03/12 à 12H50

La Hongrie conteste la décision de l'UE d'éliminer progressivement les importations d'énergie russe

La réaction hongroise à l’accord européen actant la fin des importations d’énergie russe à l’automne 2027 ne s’est pas fait attendre. Impossible pour Budapest d’accepter et d’appliquer la décision de l’UE car cela mettrait en péril la sécurité énergétique nationale, a déclaré ce mercredi le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, lors d’une conférence de presse. Ce dernier a également déclaré que son pays et la Slovaquie engageraient une procédure judiciaire contre cette décision devant la Cour de justice de l’Union européenne dès qu’elle serait finalisée.

Le 03/12 à 12H37

Glucksmann appelle les dirigeants européens à ne pas être des «serpillères à tyrans»

«Il est des moments qui définissent ce que vous êtes et ce que vous allez devenir. Pour l’Europe, c’est maintenant. Ou jamais», lance Raphaël Glucksmann ce mercredi sur X, exhortant à «ne pas se voiler la face». L’eurodéputé appelle les dirigeants européens à refuser d’être des «serpillères à tyrans et tycoons», après une rencontre mardi à Moscou entre le président russe Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff sur le plan de Washington pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. «Les Etats-Unis ont décidé de vendre l’Ukraine et la sécurité européenne à la Russie», fustige le dirigeant du parti Place publique. Et de constater : «On peut repousser l’échéance de quelques semaines en ergotant sur leur plan de capitulation, mais ça ne changera pas le fond du problème.»

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