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Guerre en Ukraine : le Kremlin revendique la capture de Pokrovsk

Le président ukrainien a été reçu ce lundi par son homologue français, pendant que les négociations sur le plan de paix américain se poursuivent, tout comme les frappes mortelles russes.

Un bâtiment endommagé de Pokrovsk, le 20 novembre. (RUSSIAN DEFENCE MINISTRY/via Reuters)
Publié le 01/12/2025 à 9h15, mis à jour le 01/12/2025 à 21h55

En résumé :

  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été reçu par Emmanuel Macron à l’Elysée ce lundi 1er décembre, pour parler plan de paix et garanties de sécurité. Après leur déjeuner, les deux chefs d’Etat se sont entretenus pendant plusieurs heures, notamment avec leurs alliés européens. Avant de tenir une conférence de presse.
  • Cette nouvelle visite en France, la dixième depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, intervient au lendemain de discussions entre délégations américaine et ukrainienne en Floride, et à la veille d’une rencontre à Moscou entre l’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, et le président russe Vladimir Poutine.
  • La Russie a tiré des centaines de drones et missiles sur Kyiv et sa région tout au long du week-end, faisant plusieurs morts, des dizaines de blessés et frappant les infrastructures énergétiques. De son côté, l’armée ukrainienne a revendiqué des frappes de drones navales sur des pétroliers de la «flotte fantôme» russe.
Le 01/12 à 21H25

Le Kremlin revendique la capture de Pokrovsk

La Russie a revendiqué lundi la prise de la ville de Pokrovsk dans l’est de l’Ukraine, un noeud logistique clé pour les forces ukrainiennes situé dans l’est du pays, ainsi que celle de Vovtchansk dans le nord-est.

«Le chef de l’état-major Valeri Guerassimov a rendu compte à Vladimir Poutine de la libération (sic) des villes de Krasnoarmeïsk (le nom russe de Pokrovsk, ndlr) et de Vovtchansk», a indiqué le Kremlin sur Telegram. La prise de Pokrovsk va compliquer nettement le ravitaillement des militaires ukrainiens ailleurs sur le front. Elle offre aux soldats russes un tremplin pour avancer vers l’ouest et vers le nord, où se trouvent les grandes villes de Kramatorsk et de Sloviansk. Début novembre, l’Ukraine avait dépêché des renforts à Pokrovsk, dont des forces spéciales, et nié tout encerclement de ses troupes dans ce secteur.

Le 01/12 à 20H22

L'administration Trump «très optimiste» quant à la conclusion d'un accord de paix

La porte parole de la Maison Blanche a fait savoir ce lundi soir que l’administration américaine était «très optimiste» quant à la conclusion d’un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Karoline Leavitt a notamment cité les discussions fructueuses qui ont eu lieu dimanche en Floride avec les responsables ukrainiens. «L’administration est très optimiste», a ainsi assuré Leavitt, avant d’ajouter : «Hier encore, [...] ils ont eu des discussions très fructueuses avec les Ukrainiens en Floride.»

Le 01/12 à 19H56

Après la démission de Yermak, le président ukrainien a une chance de réinventer son mode de gouvernance

«La rupture a été terrible», croit savoir Ukrainska Pravda, principal média du pays, dont les journalistes relatent que, quand Yermak, incrédule, a été mis devant le fait accompli, il a piqué «une crise de colère d’une demi-heure, avec des insultes et des reproches contre le Président». Pourtant, ce lundi 1er décembre, les commentateurs à Kyiv semblent réfuter le scénario de crise ou d’affaiblissement, voyant au contraire une opportunité pour le président ukrainien de changer de style et muscler sa gouvernance.

Le 01/12 à 18H40

Les Européens annoncent préparer des sanctions contre le Bélarus

Le régime de Loukachenko est accusé d’orchestrer une «attaque hybride inacceptable» contre la Lituanie, a indiqué la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lundi dans la soirée. «La situation à la frontière avec le Bélarus s’aggrave, avec la multiplication des incursions de ballons de contrebande dans l’espace aérien lituanien. Une telle attaque hybride du régime de Loukachenko est totalement inacceptable. (...) Nous préparons de nouvelles mesures dans le cadre de notre régime de sanctions», a-t-elle écrit sur le réseau social X.

Le 01/12 à 18H31

Volodymyr Zelensky salue des «progrès significatifs» autour du plan américain et s'attend à une discussion prochaine avec Donald Trump

Lors de la conférence de presse qui a suivi son entretien avec Emmanuel Macron, Volodymyr Zelensky a souligné sa volonté d’échanger avec Donald Trump, notamment autour de «questions clés» qui «sont assez difficiles». Peu avant 20 heures, l’Elysée a fait savoir que le président français s’était entretenu avec Donald Trump. Selon Volodymyr Zelensky, le sujet «le plus difficile» est celui du sort réservé aux territoires occupés par la Russie en Ukraine, qui constituent près de 19% du pays. La Russie revendique l’annexion de quatre régions de l’est et du sud de l’Ukraine qu’elle occupe partiellement. Elle réclame pour cesser les hostilités que les troupes de Kiev se retirent. Mardi, Volodymyr Zelensky est attendu en Irlande, sa première visite dans ce pays neutre.

Le 01/12 à 17H45

Zelensky juge injuste l'exclusion des Européens des négociations sur la reconstruction de l'Ukraine

Volodymyr Zelensky a jugé lundi qu’il était injuste de ne pas inclure les Européens dans les pourparlers sur le reconstruction de l’Ukraine, l’un des volets du plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie. «La question de l’argent, de la reconstruction (...) sans la présence des partenaires européens, ce n’est pas facile. C’est difficile parce que l’argent se trouve en Europe et je pense que ce n’est pas très juste», a déclaré le président ukrainien.

Le 01/12 à 17H24

«La Russie ne doit pas être récompensée pour son invasion de l’Ukraine», prévient Volodymyr Zelensky

Volodymyr Zelensky a prévenu lundi que rien ne devrait permettre à la Russie de considérer son invasion de l’Ukraine comme une récompense, en pleine négociation sur un plan américain pour mettre fin au conflit. «Pour préparer une véritable sécurité, nous devons également veiller à ce que la Russie elle-même ne perçoive rien qu’elle pourrait considérer comme une récompense pour cette guerre», a déclaré le dirigeant ukrainien lors d’une conférence de presse à Paris avec son homologue français Emmanuel Macron. La Russie intensifie ses frappes pour «briser les Ukrainiens», a-t-il ajouté. «Nous constatons une augmentation des frappes de missiles et de drones. C’est une forte pression, non seulement psychologique mais aussi physique sur notre population.»

Le 01/12 à 17H10

«Il n'y a pas aujourd'hui un plan finalisé», affirme Emmanuel Macron

Un plan de paix entre la Russie et l’Ukraine ne peut être finalisé qu’avec Kyiv et les Européens «autour de la table», a déclaré lundi Emmanuel Macron. «Il n’y a pas aujourd’hui à proprement parler un plan qui soit finalisé. Sur la question des territoires, il ne peut être finalisé que par le président Zelensky», a déclaré le président français alors que «des médiateurs américains vont se déplacer à Moscou dans les prochaines heures». «Sur la question des actifs gelés, des garanties de sécurité, de l’accession à l’Union européenne, des sanctions européennes, (ce plan) ne peut être finalisé qu’avec les Européens autour de la table. Donc nous sommes encore à une phase préalable», a-t-il ajouté.

Le 01/12 à 17H01

«Je prends des décisions qui ont pour but de renforcer l’Ukraine», souligne Volodymyr Zelensky au sujet des scandales de corruption

«Je constate que la lutte contre la corruption fonctionne car des décisions sont prises», a fait savoir le président Macron au sujet du scandale de corruption qui a visé le gouvernement ukrainien ces dernières heures. Le président français s’est refusé à donner des leçons à son homologue ukrainien. «N’oubliez jamais que ce qui est inquiétant c’est que vous n’avez jamais ce type de décision prise du côté russe, car la vraie dictature est là», a ajouté Emmanuel Macron. Pour Zelensky, «tout a un impact sur les pourparlers», y compris le scandale qui a fait tomber le puissant chef du cabinet présidentiel Andriy Yermak. «En tant que président d’un pays en guerre, je prends des décisions différentes tous les jours mais qui ont pour but de renforcer l’Ukraine», a ajouté le président ukrainien, soulignant qu’il souhaitait des pourparlers directement avec le président ukrainien Donald Trump.

Le 01/12 à 16H57

Seule l'Ukraine peut décider du sort de ses territoires, rappelle Emmanuel Macron

Le président français Emmanuel Macron a déclaré lundi que seule l’Ukraine pouvait décider du sort de ses territoires dans le cadre des négociations de paix avec la Russie, à l’issue d’un entretien avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Paris. Le président Macron a également assuré que la Russie ne montrait aucun signe qui laisserait penser qu’il souhaite mettre fin à son agression.

Le 01/12 à 16H54

En Floride, certains sujets nécessitent des «ajustements», fait savoir le négociateur ukrainien

Les discussions autour d’un plan de Washington pour mettre fin au conflit en Ukraine, menées en Floride depuis dimanche avec la partie ukrainienne, ont abouti à des «progrès significatifs», mais certains sujets nécessitent des «ajustements», a déclaré le négociateur de Kyiv Roustem Oumerov. «Au cours de deux jours très productifs aux États-Unis, (...) nous avons réalisé des progrès significatifs, bien que certains points nécessitent encore des ajustements supplémentaires», a-t-il dit sur Facebook, ajoutant avoir convenu avec la partie américaine de maintenir un «contact constant».

Le 01/12 à 16H40

«Nous essayons de terminer cette guerre de toutes nos forces», martèle Volodymyr Zelensky.

«Il faut terminer cette guerre de manière digne. Si aujourd’hui tout le monde travaille de manière active et honnête pour la paix, pour garantir la sécurité, nous réussirons alors à faire ce qu’il faut pour l’Ukraine, pour l’Europe, pour les Etats-Unis et les intérêts du monde libre à long terme», a assuré Volodymyr Zelensky. «Notre intérêt est de vivre sans la guerre. La Russie doit mettre un point final à sa guerre», a poursuivi le chef d’Etat ukrainien qui a souligné l’importance de garantir «l’indépendance» de son pays et d’«éviter une troisième guerre» contre l’Ukraine. «Car il est facile pour la Russie d’interrompre ses engagements. Elle l’a déjà fait dans le passé. Il nous faut des garanties solides», a fait savoir Zelensky.

Le 01/12 à 16H35

Emmanuel Macron rappelle le soutien de la France à l'Ukraine face aux «tentatives d’effacer son identité».

Le chef d’Etat français a souligné la volonté de bâtir une paix juste et durable pour les «Ukrainiens et pour l’ensemble des Européens». Et d’ajouter : «Après les échanges que nous avons eu avec le président ukrainien nous avons pu nous entretenir avec les négociateurs sur place à Miami et l’ensemble de nos partenaires européens pour prévoir les prochains jours». Le président a enfin annoncé continuer de soutenir militairement l’Ukraine et de poursuivre la politique de sanctions économique à l’encontre du Kremlin.

Le 01/12 à 16H31

Emmanuel Macron dénonce les frappes du jour en Ukraine

Le président français a tenu à rendre hommage au président Zelensky et à son pays, 34 ans jour pour jour après l’indépendance de l’Ukraine. «Je veux témoigner au président Zelensky et à l’Ukraie tout notre soutien après les frappes quui ont visé le pays», a fait savoir Emmanuel Macron après une attaque de l’armée russe ayant fait 4 morts et plus de 22 blessés à Dnipro. «Ce bilan est lourd, insupportable et il dit aussi combien la Russie signe et aggrave un peu chaque jour le forfait de son agression en contredisant les lois les plus fondamentales des libertés et du droit international. Au moment où on discute, elle continue de détruire. C’est un obstacle à la paix», fustige Emmanuel Macron.

Le 01/12 à 16H22

Zelensky et Macron ont échangé avec les négociateurs américain et ukrainien

Les deux chefs d’Etat se sont par ailleurs entretenus «successivement», avec le Premier ministre britannique Keir Starmer et «plusieurs dirigeants européens» d’Allemagne, de Pologne, d’Italie, de Norvège, de Finlande, du Danemark et des Pays-Bas, ainsi qu’avec les présidents des institutions européennes António Costa et Ursula von der Leyen, et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte. Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron ont également eu un échange avec l’émissaire américain de Donald Trump, Steve Witkoff, et le négociateur ukrainien Roustem Oumerov, qui étaient de leur côté en pleines discussions en Floride, a annoncé l’Elysée.

Le 01/12 à 16H07

Volodymyr Zelensky souligne que les discussions avec Emmanuel Macron ont notamment porté sur les «garanties de sécurité»

«J’ai parlé plusieurs heures avec Emmanuel [Macron]. Nous avons réussi à évaluer beaucoup de détails. L’attention la plus grande a été portée aux discussions sur la fin de la guerre, aux garanties de sécurité», écrit le président ukrainien sur Telegram. Le message a été posté à l’issue de l’entretien avec son homologue français à l’Elysée. Les deux hommes ont prévu de tenir une conférence de presse. «La paix doit devenir vraiment fiable. La guerre doit se terminer aussi rapidement que possible. Beaucoup dépend désormais de l’action de chaque dirigeant», ajoute le président ukrainien.

Le 01/12 à 16H03

A l'Elysée, la conférence de presse ne saurait tarder

La réunion bilatérale entre Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky a pris du retard. Les discussions se sont élargies aux alliés Européens. Ces derniers cherchent une parade au plan concocté par Donald Trump et Vladimir Poutine.

Le 01/12 à 15H57

Le chancelier Merz refuse une «paix dictée» à l'Ukraine

Le 01/12 à 15H54

La diplomatie culturelle en action

Par Sonia Delesalle-Stolper

En parallèle à la diplomatie politique en pleine action à l’Elysée autour des présidents Macron et Zelensky, la diplomatie culturelle est en marche au ministère des Affaires étrangères. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et son homologue ukrainien Andriy Subiha donnent le coup d’envoi de la saison «Le Voyage en Ukraine, Saison de l’Ukraine en France», une série de 50 événements culturels dans toute la France entre ce 1er décembre et le 31 mars 2026. Dans son discours, le ministre ukrainien Sybiha rappelle que «même sous les bombes, les cinémas et les théâtres restent ouverts en Ukraine».

Le 01/12 à 15H37

Les discussions entre Witkoff et Poutine risquent de mettre «toute la pression» sur l'Ukraine, déplore Kaja Kallas

«Je crains que toute la pression soit exercée sur le côté le plus faible, car la reddition de l’Ukraine, c’est la manière la plus facile de mettre fin à cette guerre», a regretté ce lundi la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne. Pour Kaja Kallas qui s’est entretenue avec les ministres de la Défense européens à Bruxelles, les négociations prévues mardi entre l’émissaire américain de Donald Trump Steve Witkoff et le président russe Vladimir Poutine risquent surtout de mettre toute la pression sur l’Ukraine.

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