«L’Espagne doit défendre l’Europe afin que l’Europe puisse se défendre elle-même !» Depuis Saint-Jacques-de-Compostelle, lors de la clôture du 15e congrès du Parti socialiste le dimanche 9 mars, Pedro Sánchez avait l’accent prophétique des grands jours. Avant d’ajouter en substance que face au revirement brutal des Etats-Unis dans la guerre en Ukraine, c’est ni plus ni moins «l’existence» de l’UE qui est en jeu, «ce dialogue entre nations sans vassaux ni subordonnés», où règnent «le droit international et la paix, et non la loi du Far West». Sauf que, depuis son discours, le déjà fragile échiquier politique espagnol est sens dessus dessous.
Vu de Madrid
En Espagne, la question de la défense européenne bouleverse la scène politique
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Favorable à l’augmentation des dépenses militaires, très faibles dans le pays, le Premier ministre Pedro Sánchez se heurte à l’opposition de ses alliés, ce qui menace la coalition. Et se retrouve contraint de négocier avec la droite.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez à Bruxelles, le 6 mars. (Omar Havana/AP)
Publié le 11/03/2025 à 13h00
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