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En Espagne, le deuil et des questions après la catastrophe ferroviaire

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Vingt-quatre heures après le choc entre deux trains dans la province de Cordoue, le gouvernement a évoqué lundi soir l’hypothèse d’une fragilité des rails. Le bilan est d’au moins 40 morts et plus de 150 blessés.

Après la collision entre deux trains à Adamuz, en Andalousie, le 19 janvier 2026. (Susana Vera/Reuters)
ParFrançois Musseau
correspondant à Madrid
Publié le 19/01/2026 à 21h08

«Nous connaîtrons la vérité.» Visage grave, Pedro Sánchez s’est rendu ce lundi 19 janvier sur les lieux de la troisième catastrophe ferroviaire d’importance survenue en Espagne depuis les années 70. Après la collision de deux trains à grande vitesse qui a fait au moins 40 morts et 152 blessés près de Cordoue dimanche soir, le chef du gouvernement a décrété trois jours de deuil national.

Aux côtés de Juan Manuel Moreno, le président conservateur de la région Andalousie, le dirigeant socialiste a mis en avant «l’unité» et la «coopération» nationales face à une tragédie qui a plongé tout le pays dans un état de choc. Un souhait d’union sacrée respecté par toutes les forces politiques, sauf par le parti d’extrême droite Vox, dont le chef de file, Santiago Abascal, a dit «ne pas pouvoir faire confiance à l’action de ce gouvernement corrompu».

La première voie du TGV espagnol, ouverte en 1992

Même le couple royal a écourté son séjour à Athènes, pour les funérailles d’Irène de Grèce, tante du roi, afin de se rendre sur les lieux du drame : comment un tel accident est-il possible sur une ligne à grande vitesse, qui plus est entre Madrid et

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