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Réparation

En Espagne, l’Eglise catholique se résigne à indemniser les victimes d’abus sexuels

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En vertu d’un accord arraché par l’Etat espagnol à l’Eglise jeudi 8 janvier, c’est un organisme public qui recevra les plaintes des victimes d’abus sexuels, tandis que l’Eglise catholique devra les indemniser.

Le chef de l’épiscopat espagnol, Luis Argüello, au centre, lors d'une conférence de presse en juillet 2024. (Paul White/AP)
ParFrançois Musseau
correspondant à Madrid
Publié le 12/01/2026 à 7h11

«C’est une victoire claire du gouvernement de Pedro Sánchez : avoir réussi à faire fléchir les évêques espagnols qui s’opposaient à cette réparation», a réagi le directeur de la Vanguardia, Jordi Juan, dans un édito publié dimanche 11 janvier. L’accord signé après trois ans de négociations entre l’Eglise et le gouvernement socialiste change en effet toute la donne : jusqu’alors, les prélats acceptaient bien malgré eux de recevoir des personnes affirmant avoir été victimes d’actes pédophiles commis par des religieux.

Une procédure qui s’inscrivait dans le cadre du Plan de réparation intégrale des victimes d’abus, baptisé «Priva» : les plaignants devaient se rendre dans le diocèse concerné, enregistrer leurs plaintes et, le cas échéant, recevoir une indemnité. Selon le quotidien El País, sur une centaine en 2025, la moitié des victimes ont reçu des dédommagements pour un total d’1,5 million d’euros.

«Ce système est néfaste, témoigne Miguel Hurtado, un des premiers plaignants,

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