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Séparatisme

En Espagne, l’ETA s’invite dans la campagne électorale

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La polémique n’en finit pas à une semaine des élections municipales et locales autour de la présence d’anciens membres de l’organisation terroriste sur les listes d’un parti séparatiste basque. La droite y voit une occasion d’affaiblir le gouvernement socialiste.

Manifestation pro-indépendance appelée par la coalition politique pro-indépendance «EH Bildu» (Euskal Herria Bildu) dans la ville basque espagnole de Bilbao le 20 novembre 2021. (Ander Gillenea /AFP)
ParFrançois Musseau
correspondant à Madrid
Publié le 19/05/2023 à 15h59

On pensait que l’ETA faisait partie du passé. Mais la droite espagnole s’est chargée de la ramener au cœur du débat politique, en pleine campagne pour les élections municipales et régionales du 28 mai. En cause : le choix de Bildu – le parti séparatiste basque héritier d’Herri Batasuna, bras politique de l’organisation terroriste – d’inscrire sur ses listes 44 anciens membres de l’ETA. Parmi eux, 37 ont été condamnés pour «appartenance» ou «collaboration» avec un groupe terroriste. Les sept autres ont participé à des actions de commando – à l’instar d’Agustin Muiños Diaz, sixième sur la liste de Bildu à Legutio, condamné à vingt-neuf ans de prison pour l’assassinat d’un hôtelier.

Même si tous ont purgé leurs peines, le choix est perçu comme extrêmement maladroit et fait polémique sachant que l’organisation terroriste a fait plus de 850 morts et 3 000 blessés en près d’un demi-siècle. Et ni la fin de la lutte armée en 2011, ni

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