Tout était dit dans la passation de pouvoir, lundi 20 novembre, alors que le socialiste Pedro Sánchez officialisait son nouveau gouvernement. Unidas Podemos (UP) a vécu. Mardi 21 novembre, la ministre de l’Egalité, Irene Montero, chantre d’une gauche idéologique et contestataire, a remis son portefeuille à la juriste Ana Redondo. Cette fidèle du Premier ministre espagnol, relativement peu connue médiatiquement, est étrangère aux cercles féministes, à l’idéologie inclusive et aux collectifs LGBT. C’est donc le poing levé, sous les vivats enflammés de ses sympathisants, que la ministre sortante a tiré sa révérence, accompagnée par la cheffe de file d’UP, Ione Belarra. Mais le symbole n’a échappé à personne. Son éviction consacre un phénomène majeur dans la politique espagnole : la mise à l’écart d’Unidas Podemos, ce mouvement né avec les Indignés dans le sillage de la grande mobilisation sociale du «15-M», réfé
Déclin
En Espagne, Unidas Podemos enrage d’avoir été mis sur la touche du nouveau gouvernement
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Le parti d’extrême gauche, autrefois membre influent de la coalition socialiste et dépassé par le mouvement Sumar, ne figure même pas dans le nouvel exécutif espagnol. Ses cinq députés restent toutefois essentiels à la majorité de Pedro Sánchez.
La ministre sortante de l'Egalité, Irene Montero (à gauche), accompagnée par sa collègue, elle aussi sortante, des Droits sociaux (à droite) lors de la passation de pouvoir au ministère des Droits sociaux à Madrid, mardi 21 novembre. (Europa Press News/Getty Images)
Publié le 22/11/2023 à 20h05
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