«Des morts et des blessés dans un incident entre un navire des garde-côtes et un bateau rapide transportant des migrants», titre le journal en ligne tvxs.gr à 00 h 25, ce mercredi. C’est l’un des premiers médias à relater la catastrophe meurtrière qui se déroule au large de l’île de Chios, à quelques encablures de la Turquie. Plus loin, le site précise : «les bateaux de la garde côtière débarquent continuellement des blessés au port de Chios».
Quatre patrouilleurs des garde-côtes helléniques, un bateau privé avec des plongeurs à son bord, et deux hélicoptères de l’armée de l’air ont pris en charge les opérations de recherche. Selon le premier bilan – qui n’est pas définitif ce mercredi soir 4 février – au moins quinze personnes ont perdu la vie dont deux enfants, et vingt-quatre personnes, dont au moins onze enfants, sont blessées. Quatre sont dans un état critique, et au moins une personne est portée disparue.
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Déjà surgissent de nombreuses questions, sur le déroulé de l’opération. Les garde-côtes effectuaient une patrouille régulière lorsqu’ils ont repéré un bateau pneumatique rapide, de type hors-bord, «avec des étrangers à bord, se déplaçant sans feux de navigation vers la côte est de Chios, dans la zone maritime de Myrsini», précisent les autorités. Ce bateau n’aurait pas obéi aux injonctions de s’arrêter, mais aurait «au contraire inversé sa trajectoire et percuté le côté droit» du patrouilleur. Les garde-côtes affirment : «En




