A quatre mois des élections législatives en Hongrie, le Premier ministre souverainiste, Viktor Orbán, fait face à un scandale sans précédent. Les révélations se multiplient sur les violences physiques et sexuelles subies par les enfants dans un centre de rééducation pour mineurs situé rue Szölö, à Budapest. Début décembre, la police a placé sept employés en garde à vue après la diffusion d’images de surveillance montrant un responsable en train de rouer de coups un adolescent ; et un parti d’opposition a recueilli le témoignage filmé d’un jeune homme, abusé sexuellement à l’âge de 14 ans par l’ancien directeur de l’établissement.
Prenant le taureau par les cornes, le gouvernement a placé mercredi 10 décembre les cinq centres de détention pour mineurs du pays sous la supervision de la police. «La gestion actuelle de ces institutions n’était pas suffisante, elle n’a pas réussi à prévenir ces crimes», a reconnu le directeur de cabinet du Premier ministre, Gergely Gulyás.




