«Dans la Pologne dictature communiste, je me suis battu pour la liberté : jamais je n’aurais pu imaginer que, trente ans plus tard, le scénario se reproduirait !» Sur le coup de 18 heures, ce dimanche à Varsovie, sous une masse de drapeaux européens, c’est une marée humaine que Jan est venu rejoindre sur la place Zamkowy, dans la vieille ville. Un lieu de rendez-vous qui n’est pas sans symbole : c’est précisément là où, le 1er mai 2004, s’étaient tenues des célébrations en l’honneur de l’accession à l’Union européenne (UE) de ce pays à forte tendance europhile.
Depuis que le Tribunal constitutionnel, la plus haute juridiction du pays, a affirmé, jeudi, la primauté du droit polonais sur celui de l’UE, une onde de choc traverse la Pologne. Près de 130 manifestations rassemblant des dizaines de milliers de personnes se sont tenues ce dimanche à travers tout le pays pour dénoncer cette remise en question frontale de la construction européenne.
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«De manière évidente, ce gouvernement cherche à nous sortir de l’UE. Ces six dernières années, ils s’emparent de nos libertés citoyennes», s’alarme le Varsovien de 63 ans, peinant à se faire entendre sous une pluie de slogans.
«Ingérences» de Bruxelles
«Nous restons en Europe !», «trahison», «Constitution !», «Liberté, égalité, démocratie !» : dans la capitale polonaise, ils étaient, selon la presse,




