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Reportage

En République serbe de Bosnie, la jeunesse ne rêve que d’exil : «La situation ne changera jamais ici»

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Dans la petite ville de Trebinje, dans le sud de la Bosnie-Herzégovine, le clientélisme mafieux et le marasme économique ont eu raison des espoirs d’une jeunesse qui devrait bouder les urnes ce dimanche 23 novembre, lors de l’élection présidentielle anticipée dans l’entité serbe du pays.

Campagne pour l'élection présidentielle en République serbe de Bosnie, avec Milorad Dodik, l'ex-président déchu, le 21 novembre à Banja Luka. (Radivoje Pavicic/AP)
ParLouis Seiller
envoyé spécial à Trebinje (Bosnie-Herzégovine)
Publié le 22/11/2025 à 14h40

Entre la plaine karstique et les vignobles de la région d’Herzégovine, il faut plus de six heures de route depuis Banja Luka, la capitale de facto de la République serbe de Bosnie, pour rejoindre la ville de Trebinje. La foire d’empoigne qui agite la scène politique du territoire serbe de la Bosnie, à la veille de l’élection présidentielle anticipée de ce dimanche 23 novembre, paraît lointaine aux jeunes de cette ville, située dans le sud de la Bosnie, près des frontières monténégrines et croates.

La plupart des jeunes lèvent les yeux au ciel à l’évocation du scrutin de ce week-end. «Ici, les politiciens sont tous corrompus, tous…» lâche Teo. Les études d’opinion le rappellent régulièrement : un jeune Bosnien sur deux envisage de quitter le pays, essentiellement pour travailler au sein de l’Union européenne. En trente ans, la Bosnie-Herzégovine a déjà perdu un quart de sa population et elle ne compterait plus que 3,4 millions d’habitants.

«Les jeunes ? Ils sont partis»

Blottie au pied des collines pierreuses des confins de la région de l’Herzégovine, Trebinje cultive son image de petite ville tranquille

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