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Libération
Répression numérique

En Russie, les soldats aussi s’élèvent contre le blocage de Telegram et WhatsApp

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L’Agence russe de télécommunications multiplie les restrictions des plateformes de messagerie dans le pays, annonçant même entièrement bloquer WhatsApp ce jeudi 12 février. Une manœuvre qui suscite de vives protestations, même parmi les fervents défenseurs du Kremlin.

Telegram a plus de 100 millions d’utilisateurs en Russie, un pays d’environ 145 millions d’habitants. (Hector Retamal/AFP)
Publié le 12/02/2026 à 18h48

Le contrôle de l’espace numérique par la Russie depuis le début de l’invasion en Ukraine n’est pas nouveau. Mais l’intensification des restrictions a provoqué une vague de critiques qui sont, elles, inédites au sein du pays tenu d’une main de fer par Vladimir Poutine depuis vingt-six ans. Mardi 10 février, le Kremlin a annoncé mettre en place des «restrictions progressives» sur la messagerie Telegram, au motif d’une «violation» de la loi russe. Les autorités accusent l’application de ne pas en faire assez pour empêcher son utilisation «à des fins terroristes». Le lendemain, mercredi au soir, le gouvernement a porté le coup de grâce à ce qu’il reste de l’Internet libre russe dans le pays : WhatsApp – l’autre messagerie ultra-populaire dans le pays – a dénonc

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