Parce que personne ne peut être certain que le spectateur, qu’il soit russe ou étranger, aura le courage et la patience de regarder jusqu’au bout la conférence de presse fleuve annuelle de Vladimir Poutine, la «ligne directe» s’est ouverte ce vendredi 19 décembre sur le message principal que le Kremlin veut envoyer au monde en cette fin d’année. «La guerre ou la paix, Vladimir Vladimirovitch ?» a demandé la journaliste de la chaîne fédérale Ekaterina Berezovskaya qui coanimait la «discussion».
S’empressant de préciser que la Russie est «ouverte à toutes les négociations» mais que c’est l’Ukraine qui n’avait qu’à pas orchestrer de «coup d’Etat en 2014» puis «déclencher une guerre à l’Est en 2022» et maintenant «refuser de mettre fin au conflit par voie pacifique», Poutine a donné des nouvelles du front. Que le public soit rassuré, elles sont bonnes. Sur la totalité du front, «l’initiative est du côté russe», partout, «l’ennemi bat en retraite», des villages sont «libérés les uns après les autres», l’armée russe avance vers l’ouest, la ville de Siversk est prise, Koupiansk est totalement sous contrôle,




