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Au cas où

Energie: le nucléaire allemand joue les prolongations

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Alors que la crise énergétique continue de s’aggraver, Berlin a annoncé lundi une simple «mise en veille» jusqu’au printemps de deux centrales sur les trois encore en service dans le pays, qui pourraient être activées en cas de pénurie.

La centrale de Neckarwestheim pourra être utilisée cet hiver en cas de besoin. (Thomas Kienzle/AFP)
ParChristophe Bourdoiseau
correspondant à Berlin
Publié le 05/09/2022 à 21h27

En Allemagne, l’abandon du nucléaire n’aura donc pas lieu le 31 décembre 2022 mais seulement quelques mois plus tard, au printemps 2023. Alors que la crise énergétique continue de s’aggraver avec l’arrêt du gazoduc Nord Stream 1 et la baisse historique de l’euro qui renchérit les importations, Berlin a annoncé une simple «mise en veille» de deux centrales sur les trois encore en service dans le pays.

Cela signifie qu’elles ne produiront plus d’électricité mais qu’elles pourront être activées pour assurer – si nécessaire – la stabilité du réseau d’électricité pendant l’hiver. «Personne ne ferme la porte. On garde une option afin de les utiliser si on en avait besoin en 2023», a expliqué lundi Robert Habeck, le ministre écologiste de l’Economie et du Climat.

Le plan de sortie du nucléaire, mis en place par Angela Merkel il y a presque dix ans, prévoyait le débranchement des trois dernières centrales d’Isar2 en Bavière, de Neckarwestheim 2 dans le Bade-Wurtemberg et d’Emsland en Basse-Saxe le 31 décembre. Seule cette dernière sera fermée comme prévu à la fin de l’année.

«Nous devons rester solidaires»

La décision a été prise à l’issue du deuxième test de stress énergétique commandé par le ministère de l’Economie pour analyser les capacités de résistance du réseau d’électricité cet hiver. «Nous avons suffisamm

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