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Espagne : la régularisation de 500 000 sans-papiers, une avancée qui affole la droite

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Le gouvernement socialiste va intégrer dans une économie en plein essor un grand nombre de migrants sans statut légal. La mesure, née d’une initiative citoyenne, rassemble la gauche fragmentée et suscite la colère de la droite et de l’extrême droite.

D'anciens vendeurs de rue et tailleurs immigrés dans une boutique Top Manta du quartier du Raval, à Barcelone, en Espagne, le 5 décembre. (Nacho Doce/Reuters)
ParFrançois Musseau
correspondant à Madrid
Publié le 27/01/2026 à 19h13

Vingt ans après la dernière grande vague de régularisations, le gouvernement espagnol frappe un grand coup qui, dans le monde occidental, apparaît totalement à contre-courant. Si en 2005, le socialiste José Luis Zapatero avait légalisé plus d’un demi-million de personnes, son successeur idéologique Pedro Sánchez a donné son feu vert afin que le même nombre de sans-papiers régularisent leur résidence en Espagne. Approuvée ce mardi 27 janvier par le Conseil des ministres espagnol, la mesure passe par un décret-loi – proche du 49.3 en France. Ce qui évite un vote du Sénat, où la droite, majoritaire, est opposée à la décision et montre sa fureur.

Issue d’une Initiative législative populaire, appuyée par 700 000 signatures, l’idée avait été approuvée en 2024 par toutes les formations sauf l’extrême droite, et a donc sa «pleine légitimité», juge le go

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