Vingt ans après la dernière grande vague de régularisations, le gouvernement espagnol frappe un grand coup qui, dans le monde occidental, apparaît totalement à contre-courant. Si en 2005, le socialiste José Luis Zapatero avait légalisé plus d’un demi-million de personnes, son successeur idéologique Pedro Sánchez a donné son feu vert afin que le même nombre de sans-papiers régularisent leur résidence en Espagne. Approuvée ce mardi 27 janvier par le Conseil des ministres espagnol, la mesure passe par un décret-loi – proche du 49.3 en France. Ce qui évite un vote du Sénat, où la droite, majoritaire, est opposée à la décision et montre sa fureur.
Issue d’une Initiative législative populaire, appuyée par 700 000 signatures, l’idée avait été approuvée en 2024 par toutes les formations sauf l’extrême droite, et a donc sa «pleine légitimité», juge le go




