Elle se prépare a être la première reine d’Espagne depuis cent cinquante ans. Depuis qu’elle est née, Leonor Borbón Ortiz, l’aînée du couple royal, a une autoroute devant elle. A l’instar de Catharina-Amalia aux Pays-Bas ou d’Elisabeth en Belgique, elle est présentée comme la future monarque. Dès l’abdication de Juan Carlos en faveur de son fils, Felipe VI, en juin 2014, Leonor est devenue mécaniquement l’héritière au trône. Son père avait soigneusement préparé le terrain, faisant modifier la Constitution de façon à mettre fin à la préférence masculine dans l’ordre de succession monarchique. Qui lui a valu à lui d’être choisi au détriment de ses deux sœurs plus âgées.
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Depuis, le monarque quinquagénaire n’a de cesse de mettre en avant sa progéniture, poursuivant deux objectifs qui se nourrissent l’un l’autre : faire oublier le souvenir de son père, de ses frasques financières et ses histoires de jupons et imposer peu à peu sa fille aînée auprès des Espagnols afin qu’elle lui succède sans encombres. Tout est ficelé pour la jeune femme de 20 ans aujourd’hui. Côté études, elle a marché sur les traces de son père : collège Rosales à Madrid, un établissement huppé britannique, et trois écoles militaires de rigueur, essentielles pour devenir cheffe d’Etat et donc cheffe suprême des forces armées.
Une «impeccable réputation»
En 2023, ce fut l’académie générale de Saragosse suivie en 2024 de l’école navale, une année ponctuée par un voyage en Amérique de cinq mois à bord du quatre-mâts Juan Sebastián de Elcano




