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Cible

Etre journaliste en Serbie : «La violence est le prix à payer pour exercer notre métier»

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Depuis plus d’un an, sur fond de répression des manifs étudiantes, agressions et pressions politiques se multiplient à l’encontre des reporters et médias indépendants.

La police repoussant des manifestants à Novi Sad, en Serbie, le 5 septembre 2025. (Maxim Konankov/NurPhoto via AFP)
ParLouis Seiller
Correspondant à Pristina
Publié le 31/01/2026 à 8h17

Couvrir médiatiquement les manifestations anticorruption s’apparente désormais à un exercice à haut risque en Serbie. Alors que le régime du président Aleksandar Vucic, au pouvoir depuis 2012, cherche à étouffer la contestation étudiante qui l’a fait vaciller l’an dernier, journalistes et reporters sont pris pour cible, sur le terrain comme en dehors.

«Malheureusement, la violence est devenue le prix à payer pour exercer notre métier, résume Ksenija Pavkov, journaliste de la chaîne de télévision N1. Plusieurs fois ces derniers mois, des hooligans prorégime nous ont lancé des pierres, des bouteilles, sans que la police intervienne. En 2025, nous sommes également devenus des cibles de la violence policière. A cela s’ajoutent les insultes et les menaces, y compris des menaces de mort.»

Des médias en majorité contrôlés par le pouvoir

L’an dernier, les ONG de défense de la liberté de la presse ont plusieurs fois alerté sur la recrudescence des

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