Sous la pression des critiques, les joueurs de la «Mannschaft» ne pouvaient pas commencer le Mondial comme si de rien n’était. Après s’être ridiculisés, comme les autres équipes, en cédant aux menaces de la Fifa, il s’agissait pour eux de sauver la face. Pour la photo juste avant le coup d’envoi de leur match contre le Japon, mercredi, ils ont placé la main sur leurs bouches pour symboliser la censure. «Même sans brassard, notre position ne change pas», a tweeté la Mannschaft.
«Avec le brassard de notre capitaine, nous voulions montrer que nous défendions au sein de l’équipe nationale la diversité et le respect. […] On ne peut pas transiger sur les droits de l’homme. […] Nous interdire de porter le bandeau, c’est nous interdire de parler», ont-ils commenté pour expliquer leur geste. La Mannschaft est allée plus loin que les autres équipes. Elle avait aussi protesté beaucoup plus fort avant le tournoi, notamment contre le président de la Fifa. Elle n’a pas cessé de jouer les défenseurs des droits de l’homme. Avant de renoncer à la dernière minute à porter le brassard arc-en-ciel face aux menaces de cartons jaunes qui auraient pu avoir un impact sur la suite de la compétition.
La presse allemande a tiré à boulets rouges sur des joueurs qui avaient promis devant leurs fans de défendre leurs idées, dans un pays où l’homosexualité est passible de poursui




