Quand Donald Trump a proposé pour la première fois d’acquérir le Groenland, en 2019, le monde ne l’a pas vraiment pris au sérieux. Le Danemark, puissance de tutelle du territoire, s’était outragé, mais acheter l’immense île arctique ne semblait être qu’une lubie passagère du milliardaire, toujours à l’affût de nouveaux «deals» immobiliers. Six ans plus tard, l’intérêt du président américain a viré à l’obsession et se fait plus menaçant. Le 6 janvier, la porte-parole de la Maison Blanche a indiqué que «le président et ses équipes étudient plusieurs options» pour s’emparer du Groenland, y compris «utiliser l’armée». Deux jours plus tôt, son patron, ravi du coup de force américain qui a démis le président vénézuélien, promettait de s’occuper de l’île «d’ici deux mois», voire «vingt jours». Décryptage.
Les menaces de Trump sont-elles nouvelles ?
Non. Depuis sa réélection, le président ne cesse d’affirme




