La guerre s’installe sur le territoire russe. Une semaine après le début de l’incursion de l’armée ukrainienne dans l’oblast de Koursk, Kyiv poursuit son forcing et reste à l’initiative dans une opération d’envergure qui, après avoir surpris, pourrait marquer un tournant. L’ampleur de l’offensive et la réalité de la menace ont conduit la Russie à étendre les évacuations des populations civiles des régions russes frontalières de l’Ukraine. Lors d’une réunion présidée par Vladimir Poutine, et retransmise à la télévision lundi, le gouverneur par intérim Alexeï Smirnov a annoncé que 121 000 personnes avaient été évacuées de la région de Koursk ces derniers jours.
Ces transferts ont même été étendus au district de Krasnaya Yaruga, dans l’oblast de Belgorod, où 11 000 personnes ont dû quitter la zone face à «l’activité ennemie à la frontière», selon le gouverneur régional Viatcheslav Gladkov. En tout, 28 localités sont passées sous bannière ukrainienne, selon les autorités russes. Un revers et un camouflet pour Poutine, qui a enjoint le ministère de la Défense «d’expulser l’ennemi de nos territoires».
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Les informations restent parcellaires et sujettes à caution sur cette incursion qui, pour la première fois depuis son invasion de février 2022, place Moscou sur la défensive. Côté ukrainien, plusieurs mill




