Menu
Libération
Analyse

Face à l’offensive ukrainienne sur son sol, la Russie sur la défensive

Réservé aux abonnés

Une semaine après l’incursion des troupes de Kyiv dans l’Ouest russe, le régime de Poutine affirme contrôler la situation, mais continue à évacuer des milliers d’habitants des zones de combats dans la région de Koursk.

Les troupes de Kyiv dans la région de Soumy, côté ukrainien, dimanche. (Roman Pilipey/AFP)
Publié le 12/08/2024 à 20h01

La guerre s’installe sur le territoire russe. Une semaine après le début de l’incursion de l’armée ukrainienne dans l’oblast de Koursk, Kyiv poursuit son forcing et reste à l’initiative dans une opération d’envergure qui, après avoir surpris, pourrait marquer un tournant. L’ampleur de l’offensive et la réalité de la menace ont conduit la Russie à étendre les évacuations des populations civiles des régions russes frontalières de l’Ukraine. Lors d’une réunion présidée par Vladimir Poutine, et retransmise à la télévision lundi, le gouverneur par intérim Alexeï Smirnov a annoncé que 121 000 personnes avaient été évacuées de la région de Koursk ces derniers jours.

Ces transferts ont même été étendus au district de Krasnaya Yaruga, dans l’oblast de Belgorod, où 11 000 personnes ont dû quitter la zone face à «l’activité ennemie à la frontière», selon le gouverneur régional Viatcheslav Gladkov. En tout, 28 localités sont passées sous bannière ukrainienne, selon les autorités russes. Un revers et un camouflet pour Poutine, qui a enjoint le ministère de la Défense «d’expulser l’ennemi de nos territoires».

«Zone dormante du théâtre»

Les informations restent parcellaires et sujettes à caution sur cette incursion qui, pour la première fois depuis son invasion de février 2022, place Moscou sur la défensive. Côté ukrainien, plusieurs mill

Dans la même rubrique