Ils sont presque toujours bien coiffés et présentent de nouveaux tatouages alors que tous les salons sont fermés depuis un mois et qu’il est interdit de coiffer à domicile ou de recevoir chez soi. Ils sont autorisés à voyager à l’étranger alors que les autorités déconseillent aux Allemands de se déplacer. Ils sont dispensés de quarantaine et rapatriés à grands frais en cas d’infection… Tandis que la population allemande n’a toujours pas retrouver une vie normale, les footballeurs des plus grands clubs d’outre-Rhin sont accusées d’abuser de leurs privilèges.
Le Bayern de Munich est particulièrement visé par les critiques. La dernière proposition du président du club phare de la Bundesliga a été la goutte qui a fait déborder le vase. Karl-Heinz Rummenigge a suggéré qu’on vaccine les footballeurs de la première ligue avant les autres pour «donner l’exemple»…. sans toutefois vouloir «donner l’impression de jouer des coudes».
«Une proposition asociale et moralement inacceptable», s’est emporté Gunter Gebauer, universitaire allemand spécialiste de la sociologie du sport, alors que la campagne de vaccination, qui a démarré le 27 décembre, est toujours confrontée à une grave pénurie de doses (seulement 3,4% de la population a obtenu le premier vaccin).
Des explications demandées à la DFB
Le maire de Brême, Andreas Bovenschulte, a critiqué l’hypocrisie du Bayern. «Karl-Heinz Rummenigge affirme vouloir donner l’exemple pour doubler en réalité dans la file d’attente les personnes âgées, les personnel




