La centrale nucléaire de Tchernobyl a perdu toute alimentation électrique externe ce mardi matin en raison d’intenses opérations militaires, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur X. L’incident a duré plusieurs heures, jusqu’à ce que le directeur de la centrale n’indique qu’elle avait été reconnectée au réseau.
Several Ukrainian electrical substations vital for nuclear safety were affected by widespread military activity this morning, Director General @rafaelmgrossi said.
— IAEA - International Atomic Energy Agency ⚛️ (@iaeaorg) January 20, 2026
ChNPP lost all off-site power and power lines to other NPPs were also impacted.
“The IAEA is actively following… pic.twitter.com/LR5eWmLODj
«La centrale de Tchernobyl a perdu toute alimentation externe et les lignes électriques vers d’autres centrales nucléaires ont également été affectées», avait précisé en fin de matinée l’organisation onusienne. «L’AIEA suit activement l’évolution de la situation afin d’évaluer l’impact sur la sûreté nucléaire», ajoutait son directeur général, Rafael Grossi.
La Russie a lancé mardi matin une attaque combinée de drones et de missiles contre l’Ukraine, privant d’électricité et de chauffage des milliers d’immeubles d’habitation à Kiev, alors que les températures étaient glaciales, ont indiqué des responsables ukrainiens.
En février 2025, un drone russe avait percuté et laissé un grand trou dans le Nouveau Confinement de Sécurité (NSC), enveloppe externe moderne et de haute technologie devant éviter le rejet de matières radioactives dans l’atmosphère qui remplace le «sarcophage» construit à la hâte afin de recouvrir le cœur détruit du réacteur numéro 4 accidenté en avril 1986, lors de la pire catastrophe nucléaire jamais survenu au monde. En octobre, une frappe avait déjà coupé l’alimentation du NSC.
L’armée russe s’était emparée du site de Tchernobyl dès le premier jour de son invasion en février 2022, avant de l’abandonner quelques semaines plus tard. L’Ukraine l’a depuis accusée à plusieurs reprises de prendre pour cible ses centrales nucléaires, affirmant que les bombardements russes risquaient de déclencher un nouveau drame.




