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Gel tardif, «punaise diabolique», prix en hausse... La Turquie redoute la casse de la noisette

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Les mauvaises récoltes annuelles ont poussé l’Italien Ferrero à reconsidérer ses importations turques. Mais le pays, plus grand producteur mondial de cet oléagineux, est totalement dépendant du géant industriel pour préserver ce secteur vital pour l’agriculture nationale.

Le producteur de noisettes Cengiz étale ses noisettes pour les faire sécher après la récolte, le 27 août 2022 à Ordu, en Turquie. (Chris McGrath/Getty Images.AFP)
ParAlexandre Billette
envoyé spécial à Istanbul (Turquie)
Publié le 15/11/2025 à 17h51

Un véritable «tremblement de terre». Dans un pays habitué aux séismes meurtriers, la métaphore, employée par la presse régionale, vaut son pesant de noisettes. Car si cette fois, la terre n’a pas tremblé, ce petit oléagineux vital pour l’économie turque connaît une grave crise, affecté par des gels tardifs au printemps dernier et l’invasion d’un parasite – la bien nommée «punaise diabolique» – qui a ravagé les récoltes de la région de la mer Noire.

L’affaire est gravissime puisque la noisette est le plus important produit agricole d’exportation du pays, rapportant annuellement plus de 1,5 milliard d’euros au budget national. La Turquie assure environ 70 % de la production mondiale de noisettes, et près des trois quarts des exportations mondiales du fruit à coque.

Or, en raison de cette crise, la production pourrait chuter de près de 40 % cette année, selon l’Institut turc de la Statistique – voire davantage selon certains professionnels du secteur. En conséquence, sur les marchés mondiaux, le prix de la noisette a flambé cet été, passant de 9 000 dollars (7 750 euros), en juin, jusqu’à 18 000 dollars la tonne au début de l’automne.

Influence démesurée

Cette explosion des prix, et une qualité moindre du

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