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Géorgie : après le demi-retrait du gouvernement sur sa loi jugée pro-russe, les opposants restent «sur leur garde»

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Sous la pression des manifestants, le parti au pouvoir Rêve géorgien a lâché du lest ce jeudi sur son projet de loi sur les «agents étrangers». Sans pour autant abandonner l’idée de le mettre en œuvre quand les tensions seront «apaisées».

Des manifestants étaient rassemblés devant le Parlement géorgien, à Tbilissi, mercredi soir. (Vano Shlamov/AFP)
ParBlandine Lavignon
Correspondante à Tbilissi
Publié le 09/03/2023 à 9h28

Des barricades faites de bancs et de poubelles ici et là, au milieu des routes, et l’air encore un peu vicié du goût âcre du gaz lacrymogène : ce jeudi matin Tbilissi s’est réveillé dans le décor d’une nuit d’émeute. Une situation critique après plusieurs jours de manifestations qui a finalement fait flancher en apparence le parti au pouvoir, Rêve Géorgien. Dans la matinée, ce dernier a annoncé le retrait «sans condition» et «sans réserve» du projet de loi considéré comme pro-russe qui cristallisait la colère des manifestants depuis plusieurs jours.

Mais la rhétorique du parti reste la même. «La machine à mensonges a pu présenter le projet de loi sous un jour négatif et tromper une certaine partie du public. La fausse étiquette de “loi russe” a été apposée sur le projet de loi», peut-on notamment lire dans le communiqué du parti ce jeudi. Rêve géorgien accuse également les «radicaux qui ont embrigadé les jeunes» et remercie les policiers «héroïques». Malgré le retrait du projet de loi, la possibilité d’une future législation sur les agents étrangers ne semble pas abandonnée par le parti, qui annonce dans cette même déclaration que lorsque les tensions seront «apaisées», il mettra en place des réunions publiques avec la population

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