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Analyse

Groenland : entre rivalités et menaces, l’Arctique pris dans la tempête géopolitique

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L’intérêt de Donald Trump pour l’île advient sur fond de concurrence accrue dans cette région polaire entre les Etats-Unis, la Russie et plus récemment la Chine. Pressés par la convoitise de Washington, les Européens ont commencé à y déployer des troupes.

Un navire militaire danois dans le port de Nuuk, le 10 janvier 2025. (Juliette Pavy)
Publié le 15/01/2026 à 17h57

Comme souvent, Donald Trump est parti d’un constat erroné. Depuis sa réélection en 2024, le milliardaire ne cesse de clamer que les Etats-Unis ont «besoin» du Groenland pour leur «sécurité nationale», et que le Danemark ne fait rien pour défendre l’île arctique dont il a la tutelle. «Si on regarde les côtes, il y a des bateaux russes et chinois partout», affirme-t-il à rebours de toutes les observations. Si fausses que soient ces déclarations, elles ont tout de même un sens. L’Arctique se réchauffe, climatiquement et militairement. Comme pendant la guerre froide, Russes et Américains, soutenus par leurs alliés nordiques, s’y font face. Nouveauté du XXIe siècle, ils voient aussi monter les ambitions polaires chinoises.

«Les rivalités se sont réaffirmées nettement à partir de 2022, avec une augmentation de la présence militaire dans la région,

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