Comme souvent, Donald Trump est parti d’un constat erroné. Depuis sa réélection en 2024, le milliardaire ne cesse de clamer que les Etats-Unis ont «besoin» du Groenland pour leur «sécurité nationale», et que le Danemark ne fait rien pour défendre l’île arctique dont il a la tutelle. «Si on regarde les côtes, il y a des bateaux russes et chinois partout», affirme-t-il à rebours de toutes les observations. Si fausses que soient ces déclarations, elles ont tout de même un sens. L’Arctique se réchauffe, climatiquement et militairement. Comme pendant la guerre froide, Russes et Américains, soutenus par leurs alliés nordiques, s’y font face. Nouveauté du XXIe siècle, ils voient aussi monter les ambitions polaires chinoises.
«Les rivalités se sont réaffirmées nettement à partir de 2022, avec une augmentation de la présence militaire dans la région,




