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Sosie maléfique

Guerre en Ukraine : «Doppelgänger», le réseau russe de faux sites d’info ne désarme pas et cible la France

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Guerre entre l'Ukraine et la Russiedossier
Déjà documentée l’an dernier par des chercheurs et par Meta, la maison mère de Facebook, cette opération s’est poursuivie, usurpant l’identité de quatre quotidiens français et du Quai d’Orsay. La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a dénoncé ce mardi la «stratégie hybride» de la Russie.
La ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a dénoncé une «campagne numérique de manipulation de l’information contre la France, impliquant des acteurs russes et à laquelle des entités étatiques ou affiliées à l’Etat russe ont participé». (Kenzo Tribouillard/AFP)
publié le 13 juin 2023 à 21h47

C’est l’arsenal classique, désormais bien connu, de la désinformation. Des sites ad hoc créés pour héberger des contenus mensongers et présentés comme des médias d’actualité, de fausses pages web imitant celles de médias ou d’institutions authentiques, des noms de domaine délibérément trompeurs, et de faux comptes sur les réseaux sociaux pour amplifier le tout. Cette fois, ce sont quatre médias français – 20 Minutes, le Figaro, le Monde et le Parisien – qui ont été victimes de telles usurpations, mais aussi, tout récemment, le Quai d’Orsay. Ce mardi, la ministre des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a dénoncé dans une déclaration une «campagne numérique de manipulation de l’information contre la France, impliquant des acteurs russes et à laquelle des entités étatiques ou affiliées à l’Etat russe ont participé», et la «stratégie hybride» de la Russie. Objectif assumé de cette mise en lumière, dixit une source gouvernementale : «Indiquer que nous sommes en mesure de détecter ces agissements et de procéder à des contre-mesures.»

Une fausse «taxe de sécurité»

Les acteurs à l’origine de la fausse page web du ministère – utilisée pour publier un faux document annonçant la cré