- Donald Trump et Volodymyr Zelensky se sont rencontrés dimanche soir à Mar-a-Lago, en Floride. Le président américain a fait part de son optimisme pour un accord de paix, affirmant que «n’avoir jamais été si proche d’un deal» entre la Russie et l’Ukraine. Sans toutefois annoncer d’avancée concrète.
- Volodymyr Zelensky a déclaré ce lundi que Donald Trump lui avait promis des garanties de sécurité «solides» pour une période de 15 ans prolongeable en cas d’agression russe. Le dirigeant ukrainien réclame un allongement de cette période. Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle réunion de la «coalition des volontaires» début janvier à Paris.
- En fin de journée, lundi, la Russie a dénoncé une attaque de drones ukrainienne contre une résidence de Vladimir Poutine et menacé de «réviser» sa position dans les négociations. L’Ukraine a démenti.
Donald Trump critique l'attaque ukrainienne présumée contre la résidence de Poutine
Donald Trump a critiqué depuis la Floride l’attaque ukrainienne présumée contre la résidence du président russe Vladimir Poutine, démentie par Kiev, se disant «très en colère». «Vous savez qui m’en a parlé ? Le président Poutine, tôt ce matin. Il a dit qu’il avait été attaqué. Ce n’est pas bon», a déclaré le président américain aux journalistes au moment de recevoir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, se disant «très en colère». «C’est une période délicate. Ce n’est pas le bon moment. C’est une chose d’attaquer parce qu’ils attaquent. C’est autre chose d’attaquer sa maison», a-t-il ajouté.
«Appel positif» entre Donald trump et Vladimir Poutine
Des nouvelles de la ligne téléphonique Moscou-Washington. «Le président Trump a conclu un entretien téléphonique positif avec le président Poutine au sujet de l’Ukraine», indique sur le réseau social X la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, au lendemain de l’entrevue en Floride entre le président américain et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky.
La Russie accuse Kyiv d'avoir attaqué avec des drones une résidence de Vladimir Poutine
Selon Moscou, l’Ukraine a lancé la nuit dernière 91 drones contre la résidence de Vladimir Poutine dans la région de Novgorod, dans l’ouest de la Russie. Une attaque qui entraînera des «représailles», a menacé ce lundi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, sur le réseau Telegram. Il a affirmé que «la position de la Russie sera révisée», sans pour autant que Moscou ne projette de se «retirer du processus de négociations avec les Etats-Unis». «Encore un mensonge de la Fédération de Russie», a démenti dans la foulée Volodymyr Zelensky, estimant que la Russie «prépare simplement le terrain pour mener des frappes, probablement sur la capitale et probablement sur des bâtiments gouvernementaux».
Nouveaux échanges entre Volodymyr Zelensky et l'émissaire américain Steve Witkoff
Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kyiv se sont entretenus par téléphone, ce lundi, avec l’envoyé américain Steve Witkoff, au lendemain de la rencontre entre le président ukrainien et Donald Trump en Floride. «Le point clef est de coordonner de nouveaux contacts et les prochaines étapes», a expliqué le coordinateur ukrainien Roustem Oumerov dans un message publié sur les réseaux sociaux.
L'armée russe avance «avec assurance» sur le front ukrainien, affirme Poutine
Vladimir Poutine a affirmé ce lundi que les forces russes «avancent avec assurance» tout le long de la ligne de front en Ukraine. «Les unités des Forces armées ukrainiennes se replient partout, sur l’ensemble de la ligne de contact», a-t-il insisté lors d’une réunion sur la situation sur le front ukrainien retransmise à la télévision. Selon le président russe, la prise de territoires dans le Donbass et dans les régions méridionales de Zaporijjia et Kherson se déroule «conformément au plan».
Des troupes étrangères en Ukraine, une garantie de sécurité nécessaire pour Zelensky
Le président ukrainien a jugé, lors d’une conférence de presse en ligne, que la présence de troupes étrangères dans son pays serait une garantie de sécurité nécessaire et «réelle» pour dissuader la Russie de l’attaquer à nouveau. Interrogé sur le fait de savoir s’il considérait cette option comme nécessaire, Volodymyr Zelensky a notamment déclaré : «Je crois que la présence de troupes internationales constitue une réelle garantie de sécurité, un renforcement des garanties de sécurité que nos partenaires nous offrent déjà».
Propos «pacifiques» auprès de Trump et frappes sur Kyiv : Zelensky charge le double-jeu de Poutine
Lors d’une conférence de presse en ligne, ce lundi, Volodymyr Zelensky a estimé que les actes de Vladimir Poutine, en Ukraine, où se poursuivent bombardements et destructions, ne correspondent pas aux propos «pacifiques» tenus par le président russe auprès de Donald Trump. «D’un côté, il dit au président des États-Unis qu’il veut mettre fin à la guerre. […] De l’autre, il communique ouvertement dans les médias sur le fait qu’il veut poursuivre la guerre. Il nous frappe avec des missiles, en parle ouvertement, célèbre la destruction des infrastructures civiles, donne des instructions à ses généraux sur les lieux où avancer», a-t-il déclaré.
Le sort de la centrale de Zaporijia et le «problème des territoires» : les points de blocage des négociations, selon Zelensky
Les pourparlers de paix qui se sont tenus dimanche en Floride entre l’Ukraine et les Etats-Unis n’ont pas abouti à un accord sur la fin de la guerre en Ukraine. «Deux questions demeurent : la centrale nucléaire de Zaporijjia - comment fonctionnera-t-elle - et le problème des territoires, a expliqué ce lundi Volodymyr Zelensky. Ce sont les deux questions qui restent dans le document en vingt points» soumis par le chef d’Etat ukrainien à son homologue américain. Kyiv ne veut pas se résoudre à perdre la centrale de Zaporijia, la plus puissante d’Europe avant la guerre. Washington propose qu’elle soit exploitée à trois : les Russes et les Ukrainiens, sous supervision américaine. Une hypothèse inenvisageable pour Volodymyr Zelensky.
Décryptage
A Kyiv, les dégâts causés par les frappes russes
Volodymyr Zelensky conditionne la levée de la loi martiale aux garanties de sécurité
La loi martiale, qui interdit notamment aux hommes ukrainiens mobilisables de quitter le pays, sera levée uniquement après la fin de la guerre avec la Russie et si Kyiv a obtenu des garanties de sécurité de la part de ses alliés. C’est Volodymyr Zelensky qui l’a annoncé ce lundi lors d’une conférence de presse en ligne. «Nous voulons tous que la guerre se termine et c’est seulement à ce moment-là que la loi martiale sera levée. Cependant, la levée de la loi martiale interviendra quand l’Ukraine obtiendra des garanties de sécurité. Sans garanties de sécurité, cette guerre ne peut pas être considérée comme pleinement terminée», a-t-il affirmé.
Zelensky espère une rencontre en Ukraine «dans les prochains jours» avec des responsables américains et européens
Volodymyr Zelensky espère qu’une rencontre entre responsables ukrainiens, américains et européens pourra prochainement se dérouler en Ukraine. «Dans les prochains jours, nous voulons organiser une rencontre au niveau des conseillers, a-t-il déclaré ce lundi lors d’une conférence de presse en ligne. Roustem Oumerov [le négociateur ukrainien] est déjà en contact avec tous les conseillers américains et européens. Nous voulons que cette rencontre se tienne enfin en Ukraine, et je crois que nous allons faire tout ce qui est possible pour cela».
Le Kremlin optimiste sur l'avancée des négociations
Moscou partage-t-il l’optimisme de Washington sur l’avancée des négociations de paix sur l’Ukraine ? «Bien sûr», a répondu à la presse ce lundi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. Il était interrogé sur des déclarations de Donald Trump, qui a estimé dimanche être plus près que jamais d’un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine. La veille, après un appel téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, avait toutefois critiqué l’idée d’une trêve : «La Russie et les États-Unis partagent le même point de vue selon lequel la proposition ukrainienne et européenne d’un cessez-le-feu temporaire […] ne ferait que prolonger le conflit et entraînerait une reprise des hostilités».
Washington a promis à Kyiv des garanties de sécurité «solides», selon Zelensky
Des garanties de sécurité «solides», mais pas suffisantes. Au cours d’une conférence de presse en ligne, ce lundi, Volodymyr Zelensky a expliqué que Donald Trump lui avait promis des garanties de sécurité pour une période de quinze ans prolongeable en cas d’agression russe. «Je voulais vraiment que ces garanties soient plus longues. Et je lui ai dit que nous voulons vraiment considérer la possibilité de trente, quarante, cinquante ans», a ajouté le président ukrainien, précisant que son homologue lui avait assuré qu’il allait réfléchir à cette possibilité.



