Mardi soir, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a quitté de manière précipitée le plateau de la chaîne de télévision flamande Play. «Il se passe quelque chose de plus important», a-t-il lancé, avant de déguerpir. Ce soir-là, pour la quatrième fois en seulement cinq jours, de mystérieux points lumineux sont détectés dans le ciel de Belgique. La présence de drones entraîne la fermeture de l’espace aérien du pays vers 20 heures, puis de nouveau à 22 heures, après deux signalements successifs aux abords des aéroports de Bruxelles-Zaventem, le premier du royaume, et de Liège.
Si le trafic a progressivement repris depuis, l’incident est pris très au sérieux par le gouvernement ce mercredi 5 novembre. Des dizaines de vols commerciaux ont été annulés, et surtout, les cibles sont sensibles : aéroports mais aussi bases militaires, en particulier celle de Kleine-Brogel, dans le nord-est du pays. Après déjà trois survols ce week-end, des appareils suspects ont à nouveau été observés à proximité du site mardi soir. «C’est loin d’être anodin», pointe auprès de Libération Alain De Nève, che




