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Suisse

Incendie à Crans-Montana : une instruction pénale ouverte contre les gérants français du bar

Jacques et Jessica Moretti sont «prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence», ont annoncé ce samedi la police et la procureure générale du canton du Valais.

Devant le Constellation, à Crans-Montana, ce samedi 3 janvier. (Stephanie Lecocq/REUTERS)
Publié le 03/01/2026 à 16h10, mis à jour le 03/01/2026 à 16h42

Les autorités suisses ont annoncé ce samedi 3 janvier l’ouverture d’une instruction pénale contre Jacques et Jessica Moretti, les deux gérants français du bar ravagé la nuit du nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, ayant fait 40 morts et 119 blessés.

Ils sont «prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence», ont indiqué la police et le bureau de la procureure générale du canton du Valais dans un communiqué, qui ne mentionne pas de détention provisoire. Au terme de cette instruction, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation.

Cette enquête «a été ouverte parce que nous avons des soupçons mais tant qu’il n’y a pas une condamnation, il y a une présomption d’innocence qui prévaut», a tenu à préciser devant la presse la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud.

Quatre bars et restaurants à Crans-Montana

Les propriétaires du Constellation sont un couple, originaire pour lui de Ghisonaccia, en Haute-Corse, pour elle de la Côte d’Azur. D’après les informations des médias, Jacques Moretti ne se trouvait pas du Constellation lors de l’incendie dévastateur, mais dans l’un des deux autres établissements du couple. Sa femme, Jessica Moretti, présente sur les lieux lors de l’incendie, a été légèrement blessée, mais a pu rentrer chez elle.

Propriétaires de quatre bars et restaurants à Crans-Montana et alentour, ils avaient été entendus au début de l’enquête «à titre de personnes appelées à donner des renseignements», avait indiqué vendredi la procureure. Celle-ci avait précisé que d’après les premiers éléments de l’enquête, le feu serait «parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne» et incendié le plafond du sous-sol de l’établissement.

Outre l’usage de ces bougies, les enquêteurs se penchent sur les accès au sous-sol et la mousse - un isolant acoustique - recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée si l’on se fie aux vidéos circulant sur les réseaux sociaux. «L’enquête déterminera si cette mousse est conforme», a déclaré vendredi BéatricePilloud.

Vendredi, Jacques Moretti avait assuré au quotidien la Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé «trois fois en dix ans» et que tout avait été «fait dans les normes».

Mise à jour à 16 h 42 avec davantage d’éléments.

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