Le long travail d’identification des 40 morts et 116 blessés a pris fin quatre jours après le drame qui continue de soulever interrogations et critiques. La totalité des 40 morts et 116 blessés dans l’incendie d’un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana la nuit du nouvel an ont désormais été identifiés, a annoncé ce lundi la police du canton du Valais dans un communiqué.
Interview
La police a précisé que le bilan des blessés, auparavant établi à 119, avait été ramené à 116 puisque «trois blessés admis aux urgences la nuit en question (avaient) été assimilés à l’événement» par erreur.
Au moins 12 nationalités
Parmi les blessés figurent 68 Suisses, 21 Français, 10 Italiens, quatre Serbes, deux Polonaises, une Belge, une Portugaise, une ressortissante de la République tchèque, un Australien, un Bosnien, un ressortissant de la République du Congo, un Luxembourgeois, ainsi que quatre double-nationaux (France /Finlande – Suisse /Belgique – France /Italie – Italie /Philippines), a ajouté la police, précisant que 83 d’entre eux étaient toujours hospitalisés.
Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, s’étaient retrouvés piégés par les flammes à l’intérieur. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des personnes tentant désespérément d’en sortir.
«Cette tragédie aurait pu» et «dû être évitée grâce à la prévention et au bon sens», a tonné lundi l’ambassadeur d’Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado, présent à l’aéroport de Sion, dans le canton du Valais, pour le rapatriement des corps de cinq des six adolescents italiens ayant péri.
Responsabilité de la commune et des gérants du bar
Le local et ses voies de sortie étaient-ils aux normes ? Pourquoi autant de mineurs y étaient-ils présents au moment du drame ? Pourquoi le feu s’est-il propagé aussi rapidement ? L’enquête devra faire la lumière sur ces nombreuses questions, qui pourront engager la responsabilité de la commune comme des propriétaires français du bar, qui avaient effectué des travaux d’ampleur à sa reprise en 2015.
Ceux-ci, Jacques et Jessica Moretti, font depuis samedi l’objet d’une enquête pour «homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence» mais ils n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a suscité l’étonnement jusqu’au-delà des frontières. «En Italie, ils auraient été arrêtés», a protesté lundi l’ambassadeur italien, pointant du doigt de «nombreuses lacunes en matière de sécurité et de prévention».




