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Météo électorale

Intempéries au Portugal: le candidat d’extrême droite demande le report du second tour de la présidentielle

La tempête Leonardo a fait un mort. La fermeture des bureaux de vote ne peut être décidée qu’au niveau municipal. Une seule ville a pour l’instant pris une telle décision.

Envahi par les eaux du fleuve Sado, la ville d'Alcacer do Sal est la seule avoir jusqu'à present décidé de la fermeture des bureaux de vote dimanche. (Patricia De Melo Moreira /AFP)
Publié aujourd'hui à 18h45

La tempête Leonardo s’invite dans la présidentielle au Portugal. Le candidat d’extrême droite au second tour a demandé jeudi 5 février le report du scrutin prévu dimanche, en raison des perturbations provoquées par les intempéries qui ont frappé le pays, provoquant un mort, ces derniers jours. «Je vais proposer aujourd’hui à l’autre candidat, au président de la République et aux différents pouvoirs municipaux, pour une question d’égalité entre tous les Portugais, que l’acte électoral soit reporté d’une semaine», a déclaré André Ventura, cité par les médias locaux lors d’un déplacement de campagne dans le sud du pays.

Le député de 43 ans n’a cependant pas précisé quelles démarches devaient être entreprises en vue d’un éventuel report du vote. Selon la loi portugaise, a fermeture des bureaux de vote ne peut être décidé qu’au niveau municipal, avec l’aval de la Commission nationale des élections. Grand favori du second tour, le candidat socialiste Antonio José Seguro a aussitôt réagi à la proposition de son adversaire en se montrant favorable au maintien de la date de l’élection là où cela serait possible. «C’est aux autorités d’évaluer les conditions pour réaliser l’élection dans chaque commune. […] J’appelle les Portugais qui sont en mesure de voter à le faire dimanche», a-t-il déclaré aux médias.

La seule mairie à avoir annoncé une telle décision jusqu’ici a été celle d’Alcacer do Sal, une commune de près de 10 000 électeurs où plusieurs villages sont isolés dont le centre-ville a été envahi par les eaux du fleuve Sado.

Lors d’un déplacement sur place jeudi matin, le président sortant Marcelo Rebelo de Sousa avait lui-même évoqué la possibilité, pour les autorités des municipalités frappées par les intempéries des derniers jours, de reporter le vote, en précisant que cette décision leur revenait à elles, et non au gouvernement ou à une autre autorité nationale.

Fin janvier, la tempête Kristin particulièrement violente avec des vents allant jusqu’à 150 kilomètres /heure avait durement frappé le Portugal, provoquant 5 morts et privant des centaines de milliers de foyers d’électricité.

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