Le magicien est encore là pour distraire les derniers enfants présents dans la salle des fêtes. Il est déjà 19h30 et les dizaines de familles arrivées, dimanche 13 mars, dans ce centre de premier accueil rejoignent leur chambre d’hôtel pour la nuit. Au fond de la salle, des montagnes de vêtements attendent empilés sur des tables. Ils serviront, demain, aux prochains réfugiés encore sur les routes de l’exil.
Au centre communautaire juif de Berlin, construit sur l’ancienne synagogue du quartier de Charlottenburg (détruite par les nazis en 1938), la journée a été une nouvelle fois très intense. «Berlin, c’est un point de chute idéal pour les juifs d’Ukraine, décrit Gesa Ederberg, rabbine de la Nouvelle Synagogue massortie de Berlin (mouvement juif libéral-conservateur). Comme nous avons de nombreux russophones dans notre communauté, on est plutôt bien préparé.»
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Les réfugiés juifs arrivent quotidiennement par dizaines, voire par centaines, en bus, en train ou en voiture. Elena, une mère de famille d’Odessa âgée de 32 ans, a mis trois jours pour rejoindre Berlin en bus avec ses deux filles, Laura et Maria, âgées respectivement de 9 et 4 ans.




