L’extrême droite, dans sa version la plus violente, réapparaît en Espagne. La police a annoncé ce lundi 1er décembre avoir démantelé une cellule liée à l’organisation paramilitaire The Base. Depuis 2024, ce groupe suprémaciste blanc, né aux Etats-Unis, est devenu la première organisation d’extrême droite reconnue comme terroriste par l’Union Européenne. Trois de ses membres ont été arrêtés la semaine dernière, dont le chef local du groupuscule, qui a été placé en détention provisoire dans la province méditerranéenne de Castellón, au nord de Valence. Un arsenal comprenant deux armes à feu, sept armes d’entraînement, des munitions et plus de 20 couteaux a été saisi, de même que du matériel de propagande.
La police affirme que le responsable de la cellule espagnole était en contact direct avec le fondateur de The Base, l’Américain Rinaldo Nazzaro. Il y a un mois, le leader du mouvement avait appelé à commettre «des attaques ciblées dans le but de renverser les institutions démocratiques occidentales». Les forces de l’ordre ajoutent que les suspects étaient «fortement radicalisés» et se sont entraînés en utilisant «des techniques et équipements paramilitaires». Ils auraient eu l’intention de commettre des attentats et utilisaient les réseaux sociaux pour recruter des sympathisants.
Partisans de «l’accélérationnisme militant»
Le groupe The Base «est un réseau antisémite et nationaliste blanc qui forme ses membres au survivalisme et aux techniques paramilitaires afin de les préparer à mener une résista




